Baer, p
a. Id., p. 106.
7> Ms. de Zolkiewskiy p.
310 LES FAUX DBMBTRIUS.
€t SOUS Dénkétrius ^ l'adopta comme son élu, parce qTotii avait été le ministre de sa vengeance. Les provinces, et surtout celles du sud, étaient lœn de partager ces sentiments. Un grand uMobre de villes refusèrent de croire à la mort de Démétritts^ qûel- •ques-unes appelèrent les Polonais pour punir Fusurpateur. Les Cosaques regrettaient leur héros ei coururent aux armes; à Moscou même, le peuple avak pris goût au désordre et se mutinait à chaque instant ' ; enfin, dans la confusion générale, tous les audacieux voyaient roccasion de faire une grande fortune en attaquant un gouvernement encore md affermi. Tels étaient les embarras de Ba^le à son avènement au trône. Pour y faire face, il n'avait ni armée , ni argent ; car les profusions de Démétrius et le pillage du Kremlin avaient, épuisé le trésor impérial.
Il lui restait un appui considérable, c'était srni orthodoxie bien reconnue , qui lui assurait la faveur du clergé et lui donnait l'espoir de réduire la multitude. Son premier soin fut de déposer et de reléguer dans un couvent le patriarche Ignace, double- ^ment suspect comme hérétique et comme créature