‹ Épisode de l'histoire de Russie; Les faux DémétriusChapitre 106 sur 150 · Baer, p · texte numérisé non relu

Baer, p

a. /d. , p. 108, 109. En sa qualité de luthérien, Baer se moque fort de la superstition des Russes qui croient aux miracles de leurs saints. A Tentendre, les boiteux et les aveugles guéris en priant sur le tomlieau du tsarévitch canonisé étaient des coquins payés pour jouer la comédie. Un seul miracle est

Zi LES PADJL oéttÊTRICS.

ItophayOièredaDéaiéCnus^Q'obitiiirait pasbeanooiip plu6 de Cféance que lu oiirAoies de scm fils. Dans une l^re qu'elle sigaa et que Basile répandit aussitôt, la tsarine déelarait que l'impostem* Griehka Otre- {nef Tavait meuacée de la ùke périr, elle et toute sa famille, si elle ne le reoannaissaft pas pour son fils , que ce iBéme bandit aurait commis Thornble saorilége d'épouser une fille latine sans la ftore baptiser, et qu'enfin, outre le massaci^ de lous les boyards, il méditait la destruction de la religion orthodoxe ec rétablissement de la foi luthérienne et cat^xdique*. €ette étrange confuâon de nsots , qui se petrouve dans les proclamations de Basile et du patriarche , ne choquait alors personne peut-être , car les Russes tenaient pour païens tous ceux qui n'appartenaient pas à leur église. Mais qui pouvait croire à la siiieérité de la tsarine après tant d'aveux et de désaveux

«dmîs par notre bon <AreniqaeuT ; c'«sft celui d*fni préleBéfi paralytique, qui n'eut pas plus tôt touché letond)eara qti*il mati* rot sur la place.

1. Got. Gramoty, II, p. 306 et e-mv. En Usaot cette pîèoe, 44 -est impossible de ne pas reconnaître que la tsarine a été absolumeoi étrangère k sa rédaction, qai assurément appartient ^ des secrétaires fort ignorants. —On remarquera que la tsarine déclare que son fils a été tué sous ses yeux et en préseuec 4le son frère, par ordre de Bons Godouoef , de«i. assertions 4pie dément le procès-verbal de V^wwèie tenue à Ougîitch.

LKS FAUX htnàTKlVfi, 3lS

^ntradictoîres? Déciarer qo'eUe a^ait céûé par crainte anx menaces d'un homme dont on connaissait la dcmeeor, c'était suggérer à tout le monde ridée qu'elle cédait elle-même en ce moment i d'antres menaeesy à d'autres craintes.

' An surplus, de tous côtés on annonçait que le tsar Démétrius vivait encore. Des lettres scellées de son sceau eireolaient dans les villes de la Rossîe méri» dionale. On le disait en Pologne, auprès de sa bellemère, la femme du palatin de Sendomir, prêt à repa» raltre à la tête d'une nombreuse armée. En effet, le prince Chakbofskoï, arrivé à Poutivle, avait soulevé les habitants et rassemblé en peu de jours un grand nombre de Cosaqoes et de paysans. La guerre civile commençait. Toutes les hordes d» Don prirent les armes, les unes au nom de Démélriiis, les autres arborant l'étendard d'un second imposteur, le prétendu tsarévitch Pierre, qu'on a vu, sons le dernier règne , troubler pendant quelques jours la province de Eazan.

Telle était encore la puissance de ce nom de Démétrius^ qu'en levant des troupes pour comprimer la rébellion , Chouîskî n'osa pas d'abord leur faire connaître rennemi qu'elles allaient combattre; il publia que les Tartares ravageaient la Sévérie , et

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les soldats qui, à leur départ de Moscou, s'attendaient à trouver des ennemis musulmans, fuient grandement surpris de se voir en présence d'une armée de leurs compatriotes*. Un ataman de Cosaques, nommé Istoma Pachkof, commandait les insurgés. Au premier choc, les Moscovites se débandèrent, et le carnage fut grand parmi les fuyards. Les vainqueurs se montrèrent impitoyables surtout pour les habitants de la capitale , qu'ils appelaient des rebelles incorrigibles, a Allez , juifs , » disaientils en les accablant de coups, a allez dire à votre € fourreur j que le tsar arrive de Pologne avec sa a grande armée pour vous châtier selon vos méria tes^. x> Quelques malheureux tout meurtris par le terrible fouet cosaque, allèrent porter ces tristes nouvelles à Moscou. L'insurrection s'étendait rapidement; toutefois le prince deux fois sauvé par miracle ne reparaissait pas encore.

A sa place , il vint de Pologne un général avec

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