‹ Épisode de l'histoire de Russie; Les faux DémétriusChapitre 11 sur 150 · Baer, p · texte numérisé non relu

Baer, p

«. Petrelus, i>. 87«. — Karamzîne, XI, p. 114.

48 LES FAUX DÉMÉTBIUS.

chemins, mais jamais à un cabaretier fraudeur \ » Cependant leur nombre étui considérable, et quelques seigneurs n'avaient pas honte de favoriser le honteux trafic des liqueurs fortes. S'ils voyaient avec dépit tarir cette source de leurs revenus, h bas peuple maudissait le prince qui prétendait restreindre ou même lui interdire une jouissance

chérie.

Je ne dois point oublier un grief bien plus considérable des Moscovites contre leur souverain. Avant le règne de Fëdor, le paysan russe ne pouvait posséder un immeuble, mais il était maître de sa personne, et lorsqu'il se mettait au service d'un gentilhomme ou d'un marchand, il ne s'engageait que pour un temps limité, libre à certaines époques fixes de rompre ce contrat et de chercher un nouveau maître. Fêdor, ou plutôt Boris, sous son nom, avait attaché les paysans à la glèbe , en leur ôtant le droit de changer de domicile. Cette grande mesure , qui d'abord passa presque inaperçue , date de 1593, et n'est aujourd'hui qu'assez imparfaitement connue dans ses détails. Il semble qu'on n'en prévit guère les conséquences, et qu'alors on ne songeât qu'à

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