Baer, p
3. Suivant Baer, ce fut le faux Démétrius lui-même qui retint hs capitaines polonais, en leur disant : « Si vous brûle/ « ma capitale , si vous pillez mon trésor, que me resterai-i-41
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qu'il en soit, au lieu de presser un ennemi consterné, ils arrêtèrent leurs bandes victorieuses au village de Touchino, à douze verstes de Moscou. L'imposteur en fit pendant dix-sept mois son quartier général ; il y tint sa cour. De là le nom de bandit de Touchino, sous lequel il est ordinairement désigné parles histo-
riens russes V
Le camp de Touchino, qui devint bientôt une ville, renfermait près de cent mille hommes. Tous les jours des partis nombreux en sortaient pour lever des contributions sur le pays environnant , saccager des villages, brûler des manoirs de gentilshommes. On y amenait une immense auantité de bétail, « et les <i chiens gorgés de viande , dit un chroniqueur, refu- « saient de manger les entrailles et les carcasses dei « animaux égorgés pour les festins sauvages de cette « innombrable armée. La bière était une boisson « dédaignée par les simples soldats des bandes polo-
a pour vous récompenser ?» Il me semble peu probable qu'oD pareil argument eût arrêté les Polonais, qui n'avaient qu'une fori médioore contiance en ses promesses, et qui comptaient beaucoup plus sur le pouvoir de leurs armes que sur la reconnaissance du tsar prétendu. V. Baer, p. 139.
1. Touchinskii , vor. On l'appelle également le bandit de Ealouga, à cause du long séjour qu'il fit dans cette ville après la levée du camp de Touchino.
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a iiaiscS; qui ne vonlaient plus s'enivrer qu'avec de c l'hydromel *. » Le bruit de cette vie de pillage et de débauche attira à Touchino tous les maraudeurs des pays slaves : Polonais, Cosaques, Zaporogues , Tartares, s'enrôlaient à l'envi sous la bannière d'un tsar qui permettait tout à ses soldats.
Moscou tremblait, s'attendant à d'horribles vengeances. Réduit au désespoir, Chouiski n'osait cependant tenter encore une fois le sort des armes , et y renfermé dans un camp retranché sous les murs de sa capitale, travaillait sans relâche à le fortifier par de nouveaux ouvrages. Il gardait auprès de lui le peu de troupes sur la fidélité desquelles il comptait encore , comme une dernière ressource pour contenir la populace, toujours prête à s'en prendre à ses chefs dans les calamités publiques. Quelques auteurs contemporains Faccusent de cruautés inouïes contre les rebelles qui tombaient entre ses mains, et surtout contre ceux de ses partisans qui excitaient ses soupçons. Baer,écrivain un peususpectpar ses préventions contre les superstitions des Russes, rapporte que^ pour mettre son campa l'abri des coups deTennemi, le tsar Basile , d'après l'avis de ses devins , fit éven-