‹ Épisode de l'histoire de Russie; Les faux DémétriusChapitre 113 sur 150 · Baer, p. 1 i · texte numérisé non relu

Baer, p. 1 i

trer des femmes grosses pour leur arracher leur fruit , égorger des chevaux pour preodre leurs cœurs et en faire d'horribles enchantements. « Jamais ni les Po- « lonais ni leurs chevaux ne pourront franchir le a cercle autour duquel ces débris sanglants auront « été répandus. x> Tel était Toracle des devins de Moscou , ce qui n'empêchait pas les déserteurs de sortir tous les jours de ce cercle par centaines et de s'aller rendre au camp de Touchino*. Au reste, Basile prit un plus sûr moyen pour arrêter l'ennemi, ce fut de conclure un traité avec le roi de Suède : et au prix de concessions de lerritoire et d'une forte somme d'argent , il en obtint une armée auxiliaire de cinq mille hommes, conduite par Jacques Pontus de La Gardie, ce général que Gustave-Adolphe appela dans la suite son maître dans l'art de la gucFre. Guidé par cet habile capitaine, soutenu par un corps d'auxiliaires aguerris, Michel Skopine reprit le commandement de l'armée moscovite.

Les révoltes successives des principales villes de Tempire avaient averti Basile qu'il ne pouvait être sûr de ses prisonniers et de ses otages qu'en les te* nant à Moscou , et pour ainsi dire sous ses yeux. En

Page 1