‹ Épisode de l'histoire de Russie; Les faux DémétriusChapitre 115 sur 150 · Zolkie\v>ki, p · texte numérisé non relu

Zolkie\v>ki, p

i. y. Journal de Marine , et celui des ambassadeurs polonais.

8. Comparer les fac-similé des signatures dans le tome I des Gos, Gramoty.

3iO LBS FAUX DÉHÉTRIUS.

wiocki n'eût pas pris plus de soin pour éviter de semblables bévues. Au vrai, elles étaient sans con- 8éi|Uence, car Timposteur ne pouvait prétendre à tromper longtemps le palatin de Sendomir ; l'important c'était d'entrer en arrangements avec lui. Le faux Démétrius se flattait d'y parvenir^ et sa lettre contenait cette phrase remarquable , où l'on devine sur quels sentiments il fondait ses espérances : a Ye- « nez auprès de moi , écrivait-il , au lieu d'aller a vous cacher en Pologne y pour fuir le mépris du a monde', p

En s'exprimant ainsi ^ l'imposteur ignorait si Marine serait libre en effet de choisir entre un trône à conquérir et une tranquille retraite dans sa patrie; il ne savait pas même si ses émissaires parviendraient, grâce aux précautions prises par Basile, à la joindre avant qu'elle eût franchi la frontière de Pologne*, A tout hasaf d cependant , il avait envoyé un gros détachement de cavaliers commandé par deux panes polonais pour Tarréter sur sa route. Servis par la fortune, ou peut-être renseignés par des émissaires

1. Go$. Gramoty^ II, p. 336, lettre du second Démétrius à Muiszek, V3 août 1608.

8. L'imposteur se plaint que des traîtres aient prévenu mit tentative pour les délivrer. (Même lettre.)

de Marine ^9 ces deux officiers atteignirent en effet l'escorte moscovite , la taillèrent en pièces et délivrèrent le palatin et sa fille. Ce dut être, je pense , une scène étrange que la délibération de Marine et de son père. Refuser les offres de l'imposteur, c'était le démasquer à la face de la Russie, et peut-être s'exposer à sa vengeance^. Sans doute il était affireux de partager la couche d'un bandit , mais ce bandit pouvait donner un diadème. Marine accepta. On aimerait à croire que, dans cette occasion, eUe se sacrifia pour son père ; mais tout se réunit pour prouver que ce fut au contraire en dépit des représentations de Mniszek , et même contre son expresse volonté , qu'elle se détermina pour les offres du brigand de Touchino. Non-seulement la plupart des historiens polonais accusent et déplorent son ambition , mais encore les lettres même de Marine , qui existent aujourd'hui, ne permettent guère de douter que son choix ne fût libre et spontané. Le repentir

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