‹ Épisode de l'histoire de Russie; Les faux DémétriusChapitre 131 sur 150 · Ms. de Zolktewski, p. 106 et sui · texte numérisé non relu

Ms. de Zolktewski, p. 106 et sui

S. Sur la bataille de Klouchino on peut comparer les récits de Zolktewski, p. 91, 104; de Maskiewicz, p. 30-45; et de Baer, p. 169. Les deui premiers furent témoins et acteurs dans cette mémorable journée. Quelques auteurs russes attribuent

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la défaite à It trahison des étrangers à la solde de Choniski. C'est ane consolation pour l^aœoor-propre national qui, même après la victoire Gnale» souffre des défaites passées. Sans doute lea mercenaires de Basile ne firent pas ce qu'ils auraient pa &ire ; cependant ils soatinrent seuls tout Teffèrt du comliat et laissèrent sur le champ de bataille près du sixième de leur elTectif (IMO hommes). La perte, des Russes ne fut guère pins considérable, et ils étaient 40,000; encore selon Zolkiewski et Masfciewicz, ils perdirent plus de monde pendant la pourmite que pendant le combat. Les deux Polonais sont d^acoord sur ce point que Taflliire fut décidée dès que la cavalerie étrangère fut rompue. Maskiewica dit qu*elle était composée de reitres allemands; Zolkiewski» de Français et d* Anglais. ¥. note D.

Il n'y avait plus d'armée russe. L'annonce de la défaite de Klouchino excita une insurrection à Mes* cou. On rendit Basile responsable des malheurs de la patrie. Les boyards Taccablèrent de reproches et le forcèrent d'abdiquer. On Tarracha de son palais et on le conduisit sous bonne garde dans la maison qu*il habitait avant son électicni. Quelques jours après^ ses courtisans d'autrefois , maintenant ses juges ^ exigèrent qu'il se fît moine. On dit qu'il essaya de résister, et qu'un prince Zacharie Liapounof lui tint les mains tandis qu'on lui coupait les cheveux \

Il y a des moments dans l'histoire d'un peuple oii les maux de l'anarchie sont devenus si intolérables , qu'il est prêt à acheter l'ordre et la paix au prix de tous les sacrifices , même au prix de son orgueil national. Le prince Fêdor Mstislavski ^ le premier boyard du conseil et le plus considéré peut-être, parce qu'on

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