Ms. de Zolkicwski, p
382 tBS FAUX DÉUÉTRIUS.
le savait exempt de toute ambition personnelle , dé* clara qu'il croyait la résistance impossible , et qu'il fallait se soumettre à Tarrôt de la Providence. — a La Russie, dit-il, est depuis trois ans comme une brebis déchirée par des loups dévorants. Basile a été impuissant à la défendre. Parmi les princes du sang de Rurik, il n*y en a pas un seul qui remporte sur les autres par la naissance ou le rang; aucun d'eux n'a le droit de commander l'obéissance aux* autres : prenons pour tsar un étranger qui n'ait pas son égal parmi nous ^ » Chacun comprit où tendait ce discours. On savait déjà que Zolkiewski , croyant agir dans les intérêts comme d'après les instructions de son maître , avait proposé à ses prisonniers de reconnaître Wladislas, le fils de Sigismond, pour tsar, et déjà même il avait reçu leurs serments ^. Quelques boyards, mieux instruits des secrets désirs du roi, représentèrent aussitôt que parmi les princes étrangers