‹ Épisode de l'histoire de Russie; Les faux DémétriusChapitre 140 sur 150 · Baer, p · texte numérisé non relu

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que la désertion diminuait tous les jours, on le voit errer quelque temps encore autour de Moscou et dans les steppes de la Russie méridionale, traînant toujours à sa suite la malheureuse Marine. Elle avait quitté le Kremlin pour la tente de Timposteur de Toucbino^ le bivouac d'un chef de Cosaques était maintenant le seul asile qui lui restât. Sa vie n'occupe plus de place dans l'histoire de la Russie, et l'on cherche en vain quelques renseignements sur le rôle qu'elle joua pendant trcùd années encore.

Si le faux Démétrius n'avait pas été assassiné plus tôt 9 c'est que depuis quelque temps déjà il avait

cessé d'être redoutable. Moscou et la plupart des provinces du nord avaient prêté serment à Wladislas. La noblesse était convaincue qu'un prince étranger pouvait seul dominer et contenir les ambitions des nombreux descendants de Rurik. Le peuple y tout en conservant un vieux levain de haine contre les Polonais y était découragé et se résignait à recevoir un maître de la nation ennemie , pourvu que ce maître lui donnât la tranquillité, et qu'il respectât la religion nationale. Enfin Zolkiewski,* encore plus fin politique que grand général, était parvenu à réconcilier les Moscovites avec une domination étrangère. On louait sa loyauté, sa justice.

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sa franchise militaire , le soin avec lequel il entre* tenait la discipline dans une armée victorieuse et mécontente de n'être pas mieux récompensée de ses services S Adroit à ménager les susceptibilités des boyards, du peuple et du clergé , le vieux Hetman s'était fait pardonner sa victoire de Klouchino. Malgré ses préventions, le patriarche lui-même avait fini par se laisser gagner à Tascendant de ce grand homme \ L'armée polonaise occupait le Kremlin et quelques villes voisines de Moscou. Maintenant elle protégeait les Russes contre les maraudeurs incorrigibles qui protestaient encore les armes à la main contre Ia# décision du conseil de l'empire. Basile Chouiski et ses frères avaient été livrés au Hetman, qui les avait envoyés à son maître '. Enfm Michel Cheîn , le gouverneur de Smolensk , déclarait qu'il adhérait aux conventions faites à Moscou, et qu'il reconnaissait Wladislas; il ajoutait, à la vérité, que, lui vivant, jamais l'aigle de Pologne ne serait arborée

1. Les soldats polonais réclamaient leur solde après la bataille de Klouchino, et menaçaient leur général d'une confédération. Les boyards offrirent de Targent au Hetr>an pour apaiser les exigences de cette armée. Ms. de Zolkiewski^

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