‹ Épisode de l'histoire de Russie; Les faux DémétriusChapitre 142 sur 150 · Ms. de Zolkiewski, p · texte numérisé non relu

Ms. de Zolkiewski, p

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Konnseulement le Hetman n'avait riea supulé en Ssivem* de la religicm catholique , mais encore il semsemblait plutât avoir donné des garanties à l'église grecque et pris des mesures pour arrêter la propagation de la foi en Russie. Que pourrait faire Wladis* laS; enfant de seize ans, entouré de conseillers scbismatiques? N'étaii-il pas à craindie qu'au lieu de ccmveriir ses nouveaux sujets, il ne subit lui-même une influence dangereuse pour son salut autant que pour l'église catholique, o Dans sa conscience aussi bien que dans les discours de ses flatteurs, Sigismond trouvait des ai^uments pour céder k son ambition et à sa vanité. Il écrivit au Hetman qu'il voulait la couronne des tsars, non pour son fils, mais pour lui-même, et, sans tenir compte des conventions faites avec le conseil des boyards , il prit le titre d'autocrate de toutes les Eussies, et ordonna que les oukases fussent rendus en son nom. Zolkiewski avait eu le temps d'étudier les dispositions des Moscovites; il savait ce qu'ils pouvaient endurer, et mainte fois il avait représenté à son maatre les difficultés et les dangerkr de sa position. Voyant ses remontrances inutiles , il ne voulut plus conserver Tespèce de régence dcxitlft victoire T avait investi. Après avoir pris toutes le4 mesures que son expé-

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rience lui suggéra pour mettre la petite garnison polonaise de Moscou à Tabri d'une attaque , il laissa le commandement à Gonciewski , et alla rejoindre le roi au camp devant Smoleusk. Son départ révélait aux Russes le sort qui leur était réservé. Les troupes polonaisess'emparaient des principales villes^ proclamaient Sigismond, et n'observaient plus aucun de ces ménagements par lesquels le Hetman avait «u gagner la confiance et Testime des vaincus. Un moment étouffé après tant de revers , le sentiment national se réveilla avçc une énergie nouvelle. Le patriarche Hermogène, vieillard de quatre-vingts ans y respecté par tout le peuple comme un modèle de vertu et de piété sincère, poussa le premier un •cri d'alarme qui retentit dans tout rempire*.De toutes parts on prit les armes, et la guerre recom- •mença avec plus de fureur que jamais.

Smolensk, réduite par le feu, par la famine et par Ja peste, succomba enfin, lorsque ses défenseurs ne iiirent plus assez nombreux pour border les brèches. Au moment du dernier assaut , l'explosion d'un ma- ^gasin à poudre mit le feu à la ville , et Ton vit des habitants, résolus à ne pas survivre à leur patrie, se vprécipiter dans les flammes pour ne pas assister au

i. Maskiewicz, p. 56.

triomphe des ennemis de la foi*. Sigismond ne fit la conquête que d*un monceau de ruines. Moscou n'eut pas la même gloire , bien que son désastre fût aussi épouvantable. Les milices des provinces soulevées à la voix d'Bermogène s'étaient dirigées de toutes parts sur la capitale. Les Polonais , attaqués dans les rues et chassés de plusieurs faubourgs, ne parvinrent à se maintenir dans le Kremlin qu'en élevant autour d'eux un mur de flammes. La ville fut presque entièrement détruite, mais le Kremlin demeura aux mains de Tennemî, inexpugnable pour les levées sans discipline rassemblées autour de cette forteresse. L'armée des provinces confédérées était immense , mais le désordre paralysait toutes ses opérations. Chaque chef, ayant ses intérêts et ses plans particuliers , cherchait moins à nuire à l'étranger qu'à ses compatriotes. L'ignon^nce des généraux ou leur mauvaise volonté égalait l'indiscipline des soldats. On vit à la fois autour du Kremlin trois armées russes plus disposées à s'entre-battre qu'à forcer les Polonais dans leurs retranchements; Tune composée en majeure partie de vagabonds échappés du camp de Touchino, était commandée par un prince Troubetskoï. Zarucki en conduisait une autre au

1 Ms. de Zolkiein^skt, p. SI 7.

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nom du fils de Marine; la troisième armée, la seule peut-être dont le chef voulût sincèrement l'indépendance nationale, obéissait au prince Procôpe Liapounof, surnommé le Tsar BLmc % patriote smcère selon les historiens russes, impitoyable bandit si l'on en croit les annalistes polonais et allemands. Gonciewski , successeur du Hetman à Moscou, profita habilement du manque d'accord des assiégeants; il les battit en détail, et, par une ruse que sa situation désespérée n'autorisait peut-être pas, il parvint à soulever les soldats de Liapounof contre leur général. Trompés par une lettre que Gonciewski fit tomber entre leurs mains, ils accusèrent leur chef de les trahir et le massacrèrent^. C'était le général en qui le peuple avait le plus de confiance, et, aussitôt après sa mort, l'armée assiégeante se dispersa découragée. L'âme de Tînsurrection nationale , le patriarche Hermogène , demeuré

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