‹ Épisode de l'histoire de Russie; Les faux DémétriusChapitre 143 sur 150 · Baer, p 150, Sil · texte numérisé non relu

Baer, p 150, Sil

a. Gonciewski ayant faii contrefaire récriture de Liapounof, montra à un prisonnier russe, une lettre quMl disait avoir reçue et par laquelle Liapounof promettait de lui livrer sou armée. Le prisonnier relâché ensuite et chargé de porter une réponse du général polonais, alla dénoncer la trahison préleodue au conseil des boyards. Aussitôt, les Cosaques de Zarucki se jetèreni sur Liapounof et le mirent en pièces à coups de sabre. Maskiewicz, p. 101, 108.

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tu pouvoir des Polonais , mourut dans un cacbçt du Kremlin.

Après tant de désastres, le peuple refusait d'obéir à ses boyards. C'est en vain qu'ils lui criaient de &'armer pour la foi orthodoxe et pour la patrie. Les uns 9 toujours malheureux , étaient abandonnés par leurs soldats, les autres, courtisans éhontés de tant de maîtres différents , n'inspiraient plus que du mépris. Au milieu de cette épouvantable anarchie, chaque ville avait ses velléités d'indépendance, prenait des ràM>lutions au nom de tout le peuple russe, et nommaiv des chefs qu'elle déposait au bout de quelques jours. Kazan etViatka proclamèrent le fils de Marine ; Novgorod, plutôt que d'ouvrir ses portes aux Polonais, appela les Suédois , et se donna à un fils de Charles IX. Un diacre fugitif nommé Isidore ^ osa, pour la troi« sièmefois , ressusciter le fantôme de Démétrius , et, pendant quelques jours, il eut ses partisans, au nombre desquels on trouve l'ambitieux TroubetskoS , et même Zarucki , brouillé sans doute un instant avec IVIarine ^. Cependant les troupes de Sigismond atta-

1. Il est désigné par les historiens russes sous le nom Je Bandit de Pskof, celle ville l'ayant reconnu pour quelque femps.

i. Letopis miatejakhf p. 230

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quaient Tune après Tautre le^ places les plus considérables; la violence et la corruption allaient bientôt lui livrer toute la Russie.

Une force invincible restait toutefois à ce pays malheureux . son impérissable attachement à sa religion et à sa nationalité. Qu'il se trouvât un homme de tête et de cœur, dégagé d'ambition personnelle qui plantftt un drapeau , non plus au nom d'un prince y mais au nom de la Russie et de la Foi opprimées , cet homme allait rallier tout le peuple. Cette mission glorieuse échut à un citoyen obscur. 11 s*appelait Kozma Minine , boucher à Nijni-Novgorod. H harangua les habitants de cette ville avec une éloquence grossière, mais entraînante. — a Levons-nous en «masse, jeunes et vieux, leur dit-il. Le temps est « venu de risquer notre vie pour la foi. Mais ce n'est c pas tout.Vendons nos maisons ; mettons en gage nos « femmes et nos enfants pour payer des soldats , et « délivrons le pays * . b Ainsi parlait Minine. et comme il pariait , il agissait. Il donna tout oe qu'il )r,ossédait pour soudoyer des gens de guerre, ne demandant rien pour lui-même. Le peuple , enthousiasmé par ses paroles et son exemple, le prit pour chef et

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