‹ Épisode de l'histoire de Russie; Les faux DémétriusChapitre 145 sur 150 · of. Gramolyf 111, p · texte numérisé non relu

of. Gramolyf 111, p

2. Letopis o Miatejakh, p. 286. Selon une vereioD accré* dilée eu Pologne, Marine, son fils IVan, et Zarucki seraient

LES FAUX DËMfiTRIUa. i07

morts noyés sons la gisce par les Cosaques, compagnons de leor fuite. Le témoignage de Tancien annaliste que j'ai suivi, est confirmé par plusieurs documenls irrécusables: l» Un rap- 1)ort officiel établit que Zarucki et Marine furent conduits prisonniers à Astrakhan, le 6 juillet 1614; or, au commencement de juillet , on trouverait difficilement de la glace sur le Volga ou sur le laik {Gos.. Gramoty, m, p. 99) . %^ Une dépécbe des ambassadeurs russes en Pologne, datée de 16ii, fait souvent allusion à la mort du fils de Marine , laquelle aurait eu Heu en 1614, à Hîoscou. Voici à quelle occasion : L'abbé du monastère de Saint-Siméon à Brzesc-Lilowski (ancien cbef-lieu de la Yoïévodie de Podlésie) déclara aux ambassadeurs de Michel Fedorovitch en Pologne, qu'il avait été chargé par Léon Sapiéha, chancelier de LUhuanie, d'élever un enfant qui lui avait été recommandé par le roi Sigismond. Or, cet enfant, sorti du monastère, s'était fait appeler le tsarévitch Ivan Dimitrovitch , et se prétendait fils de Démétrius et de Marine Mniszek. L'individu désigné aux ambassadeurs fut interrogé en leur présence, par des sénateurs polonais. Il avoua qu'il s'appelait Jean Faustin , et qu'il était fils d'un pauvre gentilhomme [szîachcic) de Podlachie, nommé Démétrius ou Dmitii Louba. Mené ijut enfant à Moscou par son père, il le perdit dans un combat (probablement pendant le siège soutenu par Gonciewski). Un gentilhomme du nom de Bielinski recueillit l'orpbelin. Lorsqu'on amena à Moscou le fils de Marine, Bielinski, de concert peut-être avec celle-ci, essaya de substituer Jean Faustin au fils de Démétrius qu'il voulait enlever et conduire en Pologne. Mais l'échange ne put avoir lieu, et le véritable fils de Marine ayant été étranglé, on voulut tirer quelque parti de l'enfant destiné à l'honneur de mourir pour le prétendant. Bielinski donna Jean Faustin au chancelier de Lithua nie Léon Sapiéha , qui lui fit apprendre le polonais et le russe ainsi que le latin dans le couvent de Brzesc-Lilowski. Pendant quelques années Sapiéha tint son élève en réserve, atentdant

lOS LB8 FAUX DéMéTRlUS»

|Mur le produire une occasion qui ae se présenta point A fii mort da chancelier, Jean Fanstin se trouvant sans ressonrees, avait été neureux, pour ne pas mourir de faim, d'accepter une place de clerc ou secrétaire (pitar) cbez un gentilhomme po« tenais. Gas. Gramory, III , ill-ilS. D*après ce qui précède, il serait possible que le fils de Marine eût été mis k mort précisément par suite de la tentative d'enlèvemeat avortée dont il a été queuioB.

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