PelL'éliis, MuitkomliKhe chranka, U^ ilâS. t. PraviteV
8. C'est contre toute yraisemblance que Zolkiewski prétend qQ*il ne savait ni lire ni écrire. Ms. de Zolkiewski, 7.
lorsque^ dans un accès de frénésie, Ivan frappa le tsarévitch, son fils aîné, d'un coup mortel , Boris seul osa tenter de retenir son bras et de sauver le jeune prince*. Il cachait son ambition sous les dehors de la piété et d^un attachement sans bornes à la patrie et à son souverain. Naturellement grave et austère, d'une figure noble et d'une taille avantageuse, il imposait le respect aux boyards jaloux de son autorité, et lorsque le tsar se montrait au peuple accompagné de son ministre, chacun sentait que ce n'était pas sur le trône qu'il fallait chercher le maître de l'empire.
Le règne d'Ivan n'avait pu lasser la patience des Russes ni ébranler leur fidélité. Boris les soumit à une nouvelle épreuve. A la domination brutale ^t capricieuse d'Ivan il fit succéder un despotisme intelligent mais tracassier, qui prétendait régler Tinté* rieur de chaque famille aussi bien que les affaire» de l'État. Rudes et grossiers encore, les Moscovites ne pouvaient sentir les avantages de l'exacte police que Boris voulait fonder dans tout l'empire. Pour eux, le désordre était comme une preuve d'indépen* dance qu'ils chérissaient, et dont Ivan ne les avait