Baer, p
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cueil fait à un imposlear au mépris des trèv<5s soi^nellement jurées*.
ProbaUement Boris ne savait pas plus que personne quel pouvait être ce prétendant tombé des nues qui y en pea de mois, s'était créé un parti redoutable. Son attention était partagée entre Tinconnu à qui les seigneurs polonais donnaient des fêtes y et le moine fugitif dont les prédications soulevaient les Cosaques. Quant à ce dernier, il avait un nom. On l'apelait Grégoire (oo Grichha) Otrepief. U était fort méprisé parmi le cleif^é russe pour les désordres de sa conduite. Ivrogne, débauché, insolent , c'était un tel moine qn\ine horde de Zaporogues aurait pu choisir pour son aumtoier. Son père , capitaine de strelitz ^ avait été tué à Moscou dans une querelle de cabaret. Enfin, un de ses oncles 9 Smimo! Otrepief , vivait à la cour du tsar, on ne sait en quelle qualité, mais jouissant d^une privante singulière auprès du souverain'.
U s'agissait de perdre sans retour le faux Démè* trius dans l'opinion du peuple disposé à le recevoir en libérateur, et Boris se flatta d'y parvenir en Tidentifiant avec ce moine apostat méprisé de tout le
1 Peyerle, p. 78.
s. Goi. Gramoty, iaterrogaioire de Khroastchof, U, p. 177.
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monde. En conséquence, ses envoyés auprès de Sigismond avaient ordre de réclamar Fimposteur comme un religieux fugitif , et Smirnoî, Tonde de Grégoire Otrepief , fut adjoint à l'ambassade comme pour démasqua plus sûrement son neveu. Au reste, il faut observer qu'en ce moment Démétrius se trouvait sur la frontière de Lithuanie^ ce qui rendait une confrontation difficile. La demande d'extradition était appuyée par une excommunication fulminée par le patriarche contre le prétendu Démétrius qu'il qualifiait de moine apostat, rebelle et magieieny convaincu de vouloir introduire l'hérésie laline en Russie, et bâtir des églises catholiques dans le pays orthodoxe ^
L'identité du faux Démétrius avec le moine Otrepief a été adoptée comme un fait constant par la plupart des historiens modernes; mais , parmi les contemporains, die ne parait pas avoir obtenu de créance y même auprès de ceux qui ne doutaient point que cet homme ne fût un imposteur. En effet, elle ne repose que sur l'assertion de B<Hris, qui, à mon avis, ne supporte pas un examen sérieux. La relation suivante, qui parait émaner de la chancela