‹ Épisode de l'histoire de Russie; Les faux DémétriusChapitre 29 sur 150 · Peyerltj, p · texte numérisé non relu

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108 LES FAUX DÉHÉTRIUS.

trouvait le prétendant, cette proposition ne pomr&it pas être rejetée; elle lui fournissait le me yen de sortir avec honneur d'une entreprise où il s'étaî^. engagé un peu témérairement. D'ailleurs on lui signalait l'approche de la grande armée moscovite , et, selon le rapport des coureurs , c'était plus de cent mille hommes qu'il allait avoir sur les bras. Malgré l'infériorité du nombre, le tsarévitch résolut de l'attendre et de tenter le sort des armes , sentant bien qu'un pas en arrière serait suivi d'une défection générale. Les Polonais y ennuyés de la longueur du siège, se promettaient plus de succès en rase campagne; en outre, la plupail des espions affirmaient que cette armée si nombreuse était plutôt disposée à passer sous les drapeaux du tsarévitch qu'à défendre la cause de Boris.

En effet, les généraux moscovites, témoins de l'anxiété de leur maître, et se défiant de la fidélité de leurs soldats, incertains d'ailleurs du caractère et des ressources de l'homme qu'ils allaient combattre^ s'avançaient avec une excessive lenteur et des précautions qui trahissaient moins leur prudence que leur timidité ^. Pendant cinq jours ils demeurèrent

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