I. Goi, Gramoty^ loumal do Mniszek» 11^ n. 1 7t
LES FAUX DlilMÉTRIUS. 409
campés à quatre lieues de Novgorod^ plus occupés à se retrancher au milieu des bois qu'à préparer leurs attaques. A l'exception des strelitz et de quelques enseignes de gens de pied allemands, l'armée de Boris n'était qu'une cohue sans discipline. Son immense cavalerie mal montée, et armée d'arcs et de flèches*, ne savait ni manœuvrer ni fournir une chaîne. Les soldats avsdent conscience de leur infériorité militaire; et, contraints par le fouet^, pour la plupart f à prendre les armes, ils montraient une extrême répugnance à marcher contre un homme qui était à leurs yeux, sinon leur souverain légitime, du moins l'ennemi de Boris qu'ils détestaient.
Le 25 décembre 1604 , une tentative des Moscovites, pour jeter des renforts dans Novgorod, fut chaudement repoussée. Le prince Fëdor Mstislavski, commandant l'armée de Boris, écrivit à Mniszek, comme au général des forces polonaises, pour le sommer de quitter sur-le-champ le territohre russe envahi au mépris de la trêve, et d'abandonner la cause d'un imposteur, rebelle à un souverain allié