‹ Épisode de l'histoire de Russie; Les faux DémétriusChapitre 4 sur 150 · BS FAUX DfcllSTRfirS · texte numérisé non relu

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clémence, les grAces de toates «ortes étaient attribaées à l'intercessîoii de la tsarine Irène , qai d'ailleurs foi toajours on docile instmment entre les maios de son fr^. Elle n'a^ssait, ne pensait que d'«{Hrès ses insfiiratioi», confondant avec une grande âiBplicitédecQeur son respect €ft son admiration pour Bbris avec Fainottr passionné qu'elle portait à Fêdor*

Les boyaxds întiniidés étanent réduits au silence ; Déoiétrins, encore enfant , ne pouvait porter omlicage, mais sa mère, la tsarine douairière, Marie Mcbrovna, et ses tras oncles Michel, Grégoire et Andné Na^ï auraient pn chercher à se prévaloir de leur «Hîance avec la maison régnante. Boris les relégua é&m la ville d'Ougtitch, assignée ^eur apanage au jeune Démétrios par le testament d'Ivan; et sous oonleur de lenr confier Téducation du tsarévitch, on les y tenait dans une espèce d'exil.

AOuglitefa^en 1591,Démétrins âgé de dix ans avait sa petite cour, ses menins et ses grands offieiers^pinni lesquels le Régent entretenait sans doorte plus dtm espion. Les pensions du jeune prince et o^es de sa famille étaient payées et contrôlées par un secrétaire de chancellerie (diak), nommé Michel Bitiagofski, créature de Boris, et, tout naturellement, entre ce fonctionnaire et les Nagoï s'élevèrent de

fréquentes discussions qui s'envenimaient de jour en jour. Fort de l'autorité dont le Régent Pavait investi, le secrétaire se plaisait à chicaner la famille du tsarévitch dans toutes ses prétentions. On eût dit qu'il prenait à tftche de lui faire sentir par de petites avanies sans cesse renouvelées rabaissement de sa fortune depuis la mort divan le Terrible. Aux récla<p mations qu'on adressait au tsar, Bitiagofski répondait en dénonçant des propos imprudents échappés aux Nagoî dans leur exil. S*il fallait ajout^'* foi au rapport du secrétaire de chancellerie, le tsarévitch annonçait déjà les instincts féroces et les goûts cruels de son père. Il ne se plaisait, disait-on, qu'à voir battre des animaux, ou bien à les mutiler avec des raffinements de barbarie. On racontait qu'un jour d'hiver, jouant avec des enfants de son âgo, il avait fait des figures d'hommes avec de la neige, dans la cour de son palais. A chacune il avait donné le nom d'un des hauts fonctionnaires de l'empire, et la plus grande, il l'avait appelée Boris. Armé d'un sabre de bois, il leur abattait les bras ou la tête. — « Quand }e serai grand , disait Tenfant, voilà comme je les traiterai ^ » Ces anecdotes et d'autres sem-

1. Palitsyne, SkazatUe o o$adè Troïtskago Monastyrap p. 8. — Baer, 3.

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blables étaient recueillies avec soin et commentées à Moscou. Peut-être étaient-elles inventées par les agents de Boris, pour rendre les Nagol odieux à la noblesse russe; ou bien, élevé par des valets et des courtisans disgraciés, le jeune prince répétait-il trop fldfflement les leçons qu'on lui apprenait.

Les espérances et les craintes que faisait concevoir cette éducation furent prompiement dissipées par la mortsoudaine de Démétrius. Sa fin fut étrange , et il est difficile de savoir si elle fut le résultat d'un accident oud'un crime. Lel5mail591 (v. s.], dans Taprèsmidi, le tsarévitch que sa mère venait de quitter pour un moment s'amusait avec quatre enfants, ses pages ou ses menins*, dans la cour de son palais, vaste enclos qui renfermait plusieurs habitations séparées, bâties çà et là irrégulièrement^. Auprès de lui se trouvaient encore Yassiiissa Volokhof sa gouvernante , sa nourrice, et une fille de chambre. 11 est vraisemblable qu'on le perdit de vue un instant. Selon le témoignage unanime des trois femmes et des pages , il tenait un couteau, qu'il s'amusait à ficher en terre,

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