Peyerle, p. 93, 9|..~ Barèze, p. S
â. Grevenbroucb, p. 18.— De Tbou, cap. 135.
434 LES FAUX DBMBTRIUS.
seutait hors d'état de punir ces bravades , et reœ^ vait rx)up sur coup les nouvelles les plus affligeantes» Dans son fort de terre, Korela continuait à se jouer d'une armée de quatre-vingt mille hommes. On s'était flatté de le prendre par famine ; mais soit négligence , soit trahison, cinq cents Cosaques firent entrer en plein Jour dans Kromy un convoi de poudre et de farine ^ D'un autre c6té,les renforts arrivaient en fouie à Démétrius. Un grand nombre d'aventuriers polonais accouraient à Poutivle , publiant que Sigismond rassemblait une armée formidable, à la tête de laquelle il ramènerait à Moscou son allié, le fils légitime du tsar Ivan. Les généraux russes mandaient à leur maître qu'ils ne répondaient plus de la fidélité de leurs soldats. Us exagéraient les forces de l'ennemi, et s'accusaient les uns les autres, d'accord sur un seul pcÂnt , leur impuissance à comprimer la rébellion. Accablé par ces tristes nouvelles, Bcuris faisait des efforts surhumains pour cacher son désespoir. Déjà peut-être ne pensait-il plus qu'à mom'ir en roi. Le 13 avril i605 , il présida le ccnaseil comme à son ordinaire , mais tous les boyards furent frappés de l'altération de ses traits. Son àme toujours éner-