Platon, III, p. lis
s. Le fôit ne serait plus douteui , si c*est d'Ignace qu*il est question dans la leltre suivante du cardinal Borgbèse au nonce apostolique en Pologne. Home, 3 décembre 1605. «Favorisca Y. S. apresso il serenissimo Re (di Polonia) il Pa* trîarca Buteno, perché si mostra cosi obediente à questa Santa Sede , e non lasci di fare ofBcio che le possa giovare » esortandolo a direndere VUnione con tutto lo Spirito. » Tourgbenief, Historica Russiœ Monimentaj II, 77. — Il est vrai que 1« mot latin Rutenut on mieux AurAenu», en italien Ruteno^
160 LES FAUX DÉuiTBIUS.
venu en Russie , et sur le récit de ses malheurs , le pieux monarque l'avait nommé àl'évéché deRiazan *. Quoi qu'il en soit de son changement de croyance , la faveur qu'Ignace avait trouvée , tantôt auprès du Saint-Siège y tantôt à la cour d'un prince fermement attaché à la religion grecque, prouve la souplesse de son caractère et son talent à prendre différents masques selon son utilité particulière. A part les soupçons que le clergé russe pouvût avoir sur son orthodoxie , le choix d'un prélat étranger ne pouvait que choquer les préjugés populaires et confirmer les bruits déjà répandus par Boris sur l'attachement de Démétrius aux doctrines de l'église romaine.
Malgré celte faute , la conduite de Démétrius depuis la défection du camp de Kromy avait été en général habile et bien calculée. Je ne sais s'il avait lu le Prince de Machiavel , mais on eût dit quil avait
est employé par quelques auteurs de cette époque comme synonyme de Russus ou âSoseovUa, Cependant on remarquera qu*il s'agit dans cette leUre de la faveur du roi de Pologne et de V Union. Or, le patriarche de Moscou n'avait point affaire à Sigismond ni aux Lithuaniens. Il me semble évident que le cardinal Borghèseveut parler, du prélat qui gouvernait pour leSaint-S'ége Péglise Greeque-Unie de Lithuanie et d'Ukraine Cétalt, je crois, Tévêque de Vilna.