Karamzioe, XI, p
LES FAUX DÉIIÉTRIUS. 46^
de seconde classe; enfin, six gentilshommes furent autorisés à siéger derrière les boyards, probablement en qualité de secrétaires ou maîtres des requêtes*. L'introduction des évéques dans le conseil de l'empire fut une innovation évidemment empruntée à la cour de Pologne, qui pour Démétrius était un prototype qu'il croyait ne pouvoir faire mieux que d'imiter. D'ailleurs il semble qu'il fit trop peu d'attention au choix de ses conseillers ecclésiastiques. Il ne pouvait ignorer la répugnance du clergé à lui obéir, et cependant, lorsqu'il dicta la liste des membres de son conseil, il est évident qu'il eut égard à l'impor* tance des sièges épiscopaux beaucoup plus qu'à l'attachement plus ou moins prouvé des titulaires à sa personne. Hormis le patriai*che, qui en sa qualité d'étranger avait sa fortune étroitement unie à celle du nouveau souverain, tous les prélats le servirent, non-seulement sans zèle, mais avec une désaffection flagrante.
La même légèreté présida au choix des fonctionnaires laïcs. Plein de confiance en lui-même (et qui n'eût été aveuglé après de si étonnants succès?), Démétrius se sentait l'énergie du commandement, et