‹ Épisode de l'histoire de Russie; Les faux DémétriusChapitre 58 sur 150 · I. Y. 1% liste de ce conseil, Go$, Gramoty, IJ, p · texte numérisé non relu

I. Y. 1% liste de ce conseil, Go$, Gramoty, IJ, p

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ne doutait pas qu'il ne pliât à sa volonté des hommes pour lesquels il n'avait qu'un superbe mépris. Le premier rang parmi les boyards fut assigné au prince Fèdor Mstislavski. Il Toccupait sous Boris. Apm lui les deux frères GiM)U!6ki, Basile et Démétrius ^ Ces trois personnages n'avaient rien fait pour mériter c^ette distinction y si ce n^est. Basile Chouiski , pour avoir avoué qu'il s'était parjuré autrefois en signant de sa main Tenquéte d'Ouglitsfa. Mstislavski, battu bonteusement devant Novsiorod, pouvait passer pour un exemple de la magnanimité du tsar, qui élevait AU premier rang son ancien adversaire, mais il était facile de se montrer généreux à l'égard d'un personnage si médiocre, et ce fut peut-être à sa défaite autant qu^à son illustre naissance que le prince Fêdor •dut son élévation, n est à remarquer que Pierre Basmanof, à qui Démétrius avait tant d'obligations, ne siégea dans le conseil qu'au dix«-huttième rang. D'ailleurs il y fut le premier admis parmi les boyards qui n'avaient pas le titre de prince, si l'on excepte les Nagoly que leur parenté prét^due avec le tsar pb^

1. Ibid, Gomment croire qae Démétrius eût admis Satiie €bouiski dans son conseil , si ce dernier l'avait déclaré imposteur devant Tarmée de Kromy, ainsi que Zoikiewskl ]e pré- 4end?

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çait Déctssaireinent dans une position toute particulière. Au reste, cette distinction de préséance n'était qu*Qne affaire de pure étiquette, et, en réalité, Bas* manof fut Thomme de confiance dans le nouveau sénat. L'élévation de ce général d'une naissance obscure, commencée par Boris et achevée par Déinétrius, ne fut pas agréable à la vieille noblesse russe. On avait encore beaucoup de peine à s'accoutumer à ne classer les hommes que d'après une liste arrêtée par le souverain, et les préjugés aristocratiques luttaient toujours pleins de force contre la politique des tsars.

La liste des membres du conseil d'État institué par Démétrius s'est conservée. Elle est écrite de la main de son secrétaire, Jean Buczinski, et en langue polonaise, car le tsar se servait toujours de cet idiome pour ses affaires les plus importantes*. L'intitulé de cette pièce mérite quelque attention. Elle porte pour titre : Liste des membres ecclésiastiques et séculiers du conseil de Sa Majesté césch Tienne. C'est la première fois que Démétrius prend le titre de César, et il semblerait qu'il a voulu établir

1. Le fait est d'autant plus remarquable qu'il est souvent difficile d'écrire un nom russe en lettres romaines , dont se servent les Polonais.

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à dessein une confusion entre les mots de César et de Tsar^ qui dans les langues slaves ont une certaine ressemblance de son *• Le mot de tsar est synonyme en russe de celui de roi^ ou plutôt de prince, car ce titre était, même à cette époque, accordé à plu-* sieurs chefs tartares vassaux du souverain de la Russie. Les grands-ducs ou grands princes de Moscovie le prenaient eux-mêmes, et quelquefois il leur était donné par les chancelleries étrangères comme une qualification nationale et partant sans conséquence. Il n'en était pas de même du titre de César, synonyme d'empereur, et jusqu'alors réservé au chef de l'empire d'Allemagne. Cette innovation de Démétrius, qui d'abord pouvait passer pour une faute d'ortîfographe , était un acheminement à des prétentions que nous allons bientôt voir paraître.

Les charges de grands ofBciers donnant entrée et rang au conseil de Tempire furent accordées, soit à des boyards autrefois en faveur, sous le règne divan IV ou au commencement de celui de Fêdor Ivanovitch, soit à des hommes qui avaient joué un rôle actif dans la dernière révolution. Michel Nagol,

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