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partie de nos traités fût connue, avant le rétablissement complet de la tranquillité dans mes États. Je donnerai toute satisfaction au roi par ma conduite à l'égard des princes de Suède; quant à la question du titre que j'ai pris, elle ne sera jamais entre nous une cause de guerre ; mais j'en appelle à son amitié de frère, et c'est un service personnel que je lui demande*.»
En épousant une catholique, le tsar ne se dissimulait pas qu'il heurtait violemment les préjugés religieux de ses sujets, mais il se flattait de les apaiser au moyen de quelques vaines démonstrations qui , à son sentiment, suffiraient pour en imposer au public
f . Go8. Gramoty^ II, p. 226. — On voil que le pape favorisait les prétentions de Démétrius el qu'il faisait confusion entre les titres de tsar el César. — a Se V. S. crede che Tintercessione di N. S. possa persuadere à cotesla Maestà (Sigismundo) à compiacere à Demetrio del Utolo di Gzar, da lui tanto desiderato, c che la Maestà sua non abbia ùsentiie un minimo disgusto deir offîzio, si contenta la Santità sua, che lei ne tratt2, presupponendo sempre che con tal mezzo si possa render piu pronto quel Gran Duca ad aiutare cotesto regno contra il Tartaro. Circa il dar nuovi titoli à Demetrio non si risolverà cosa che possa dispicere à S. M . e si farà diligcnza per vedere se il nome di Czar ë uscîto dalla secretaria a tempo di papa démonte VIII, di santa memoria, come a lei pare.» Lettre du cardinal Borghese à Rangoni,4 mars 1606.— Tcurghenief, Bislor. Run Monim., it, p. 8G.
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et témoigner de son respect pour les habitudes nationales. Buczjnski avait reçu de lui les instructions le« plus minutieuses pour mettre Marine bien au fait de la conduite qu'elle avait à tenir en arrivant en Russie. Entrant dans tous les détails d'étiquette^ Démétrius défendait à sa femme de laisser voir ses cheveux , car alors c'était pour une femme mariée un scandale de paraître sans une coiffure bizarre nommée kakochniky encore en usage aujourd'hui parmi les paysannes russes ^ Il lui envoyait une provision de chaînes et de mouchoirs brodés pour donner en cadeaux aux boyards qui viendraient la complimenter sur son passage; ii y joignait des bracelets et des anneaux pour leurs femmes ^. Rien n'avait été oublié du cérémonial qui devait s'observer dans les réceptions ofScielles. a Quand la tsarine me sera présentée« écrivait-il à Buczynski^ je lui prendrai la maiu comme pour la lui baiser, mais elle aura soin de ne pas le permettre^ et aussitôt après, Son Excellence, M. le Voiévode (Mniszek) me baisera la main^. » Cette comédie n'était pas difficile à jouer; mais
1. Gos. Gramoty^ \^ Note à Buczynski, II» p. 229. Le ka* kpcbnik fait partie da costume de cour actuel.