‹ Épisode de l'histoire de Russie; Les faux DémétriusChapitre 68 sur 150 · Id. , ae Note, ibid.^ p · texte numérisé non relu

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Démétrius voulait nou-seulement persuader au peuple que sa femme adoptait les coutumes russes; il prétendait encore lui faire croire qu'elle professait la religion grecque. A cet effet, il avait demandé au légat des dispenses secrètes, pour que Marine assistât à la messe du patriarche , ce qui était indispensable pour qu'elle fût couronnée. Il fallait encore qu'elle pût accomplir toutes les pratiques extérieures du rite grec, fréquenter les églises russes, faire gras le samedi et observer le jeûne du mercredi selon Tusage moscovite ^ Il croyait ainsi sauver les apparences et tromper les dévots peu clairvoyants. Il n'y gagna que d'ajouter le crime d'hypocrisie à tous ceux qu'on lui imputait.

Le ÎA novembre 1605, l'ambassadeur russe, Afanassi Ylassief, reçu par Sigismond en audience solennelle, lui remit de la part de son maître ses lettres de créance et les présents accoutumés à cette épo-

1. Go$. Gramoty, !'• Note de Démélrius à Buczynski, II, p. 828-229. Le pape refusa quelques-unes des dispenses demandées, on ne sait lesquelles, après avoir pris l*avisd*uno commission de cardinaux et de théologiens; mais il est ceriaiii ({ue Marine assista à la me^se grecque et observa quelques pratiques extérieures du rite moscovite. Tourghenii'f. nisf, Russ. Monimenta Lettre du cardinal Borghese à Rangoni , 4 mart 1606, II, 87.

que entre souverains. C'étaient des armes enrichies d'or et de pierreries ^ des chevaux et des fourrures précieuses. La cour admira les cadeaux du tsar; mais en remarquant tout bas qu'autrefois Fêdor Ivanovitch en avait envoyé de plus magnifiques. Dans son discours, Ylassief, qui répétait à chaque phrase le nom de son maître avec les titres de César ^ d^mpérator, et de très^invincible y offrît au roi l'aide des armes moscovites contre les rebelles suédois ^ et conclut en demandant la main de Marine. Le vice-chancelier, prenant la parole au nom du roi, dit que les lettres du grand-duc de Moscovie seraient examinées, et que Sa Majesté y ferait réponse ^ Puis on reconduisit à son logement l'ambassadeur, outré de cette réception. Le nonce du pape et les palatins, amis de Démétrius , eurent beaucoup de peine à le calmera Peu de jours après, il obtint

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