Journal de Marine, p
Vît LES FAUX DÉHÉTftIUS.
nuis pressé, disait-il, de me mettre à la tête de mon arm^e, et si vous tardez encore, vous ne me trouverez plus à Moscou*. 9
Mniszek partit enfin. Il y avait trois mois que les gouverneurs russes et les notables des villes frontières Tattendaient inutilement, par ordre du tsar, à la limite des deux États. Presque en même temps partirent pour Moscou deux ambassadeurs de Sigismond. La tsarine emmenait une suite de plus de quinze cents personnes , et les ambassadeurs n'en avaient pas une moins nombreuse ^. Cela ressemblait un peu à une armée polonaise envahissant la Russie. A peine eut-on traversé le Dnieper que Pantipathie héréditaire des Polonais et des Russes commença à se manifester par des querelles sans cesse renouvelées, malgré les ordres très-sévères pour les prévenir. Tandis que leurs domestiques se battaient dans les cabarets avec des gens du peuple, les gentilshommes
polonais se plaignaient du peu d'hospitalité qu'ils trouvaient chez les Moscovites. C'était alors l'usage que les ambassadeurs fussent défrayés de tout sur leur route :
t. Go8, Gramoty. Lettre de Démétrius à Mniszek, i mar» 1606 i II, p. 281. — Lettre de Sunislas Buczynski à Moiszek; iMd., Si6, etc., etc. — Journal de Marine, p. 12.