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s. i({.« ibid.
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jours de son règne, Démétrius avait pu se convaincre que leur zèle n'avait fait que changer d'objet. Naturellement brave» gftté par la fortune, il accueillit fort mal, tout d*abord, les dénonciateurs de profession. Dailleurs , il méprisait les boyards et ne crai* gnait pas le peuple, persuadé de l'attachement des soldats. Il pouvait croire la patience des Russes à toute épreuve , puisqu'ils avaient enduré avec une incroyable résignation et le despotisme féroce et brutal d'Ivan et le despotisme ingénieux et tracassier de Boris. L'abandon de ce dernier par les Moscoviter* ne lui semblait pas une punition de sa tyrannie, mais le résultat de leur inaltérable attachement aux princes de l'antique dynastie des Yaregues. Cependant, un peu troublé des avertissements sinistres que lui transmettaient des personnes dont le dévouement ne pou* vait être douteux, Démétrius ressentit un moment d'inquiétude et, pendant les deux ou trois premiers jours qui suivirent son mariage, se montra plus circonspect. Il rassembla ses gardes du corps étrangers et prit quelques mesures pour mettre son palais à Tabri d'une surprise. Bientôt, l'assiduité obséquieuse de Chouiski et d'autres conjurés qui occupaient un rang élevé à sa cour, le rassurèrent pleinement et le rendirent môme inaccessible aux soupçons. On avait
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arrêté quelques orateurs de carrefour préchant au peuple que le tsar n'était pas le fils divan le Terrible. C'étaient des hommes de la plus basse classe, qui parurent trop méprisables pour être dangereux. Us furent interrogés par les boyards du conseil, probablement par ceux là même qui faisaient mouvoir tous les fils du complot. Les juges, selon l'expresision russe, regardèrent ces misérables entre leurs doigts j c'est-à-dire qu'ils se gardèrent bien de leur faire des questions compromettantes ^ On rapportait à Démétrius, tantôt que ses gardes du corps allemands n'avaient pas bien compris les propos dont ils accusaient les prisonniers, tantôt qu'ils avaient arrêté des ivrognes rendus insolents par Teau-de-vie , et qui, sobres, oublieraient toutes les sottises qu'ils avaient osé débiter. Une nuit, il y eut un attroupement de trois ou quatre mille personnes , et une espèce d'émeute dans la rue qu'habitait le {H*ince TViszniowiecki , pendant une fête qu'il donnait aux ambassadeurs de Sigismond. Les Palatins en prirent l'alarme. Cependant, lorsqu'on remonta jusqu'à la cause du tumulte, tout se réduisit à une querelle entre un heyduque de l'ambassade et quelques hom-
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mes de la lie du peuple * • Au milieu des réjouissances qui se donuaient à l'occasion du mariage du tsar, lorsque partout l'hydromel et Teau-de vie coulaient à flots ^ ces rixes semblaient fort naturelles, et Démétrius fut le premier à se moquer des inquiétudes de ses amis. Fatigué d'entendre répéter tous les jours les mêmes rapports, exprimer les mêmes craintes, il refusa de s'en occuper davantage, et répétait sans cesse à ses confidents : a Je tiens cet empire dans ma main> rien ne s'y fera que par ma volonté ^. » Les officiers de sa garde Timportonèrent vainement pour qu'il s'entourât de précautions extraordinaires ; il les renvoya bien loin avec des railleries, et, par une bravade qui était dans son caractère , il redoubla de témérité. Cependant, Mniszek et les ambassadeurs, se croyant personnellement menacés par la populace, mirent leurs maisons en état de défense et invitèrent leurs compatriotes à s'y réfugier en cas d'alarme. Pour le tsar, il ne voulut avoir dans son palais que sa garde ordinaire, c'est-à-dire une cinquantaine de hallebardiers, troupe de parade qui , en cas de ré-