Journal des ambassadeurs, p
Baer, p. 78. — Gos. Gramoty, interrogatoire de Jean Buczyuski, II, p. 290 et suiv. — Journal des ambassadeurs^ p. 171.
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volte, ne pouvait faire de résistance sérieuse. Le reste des gardes du corps étrangers logeait dans l'intérieur de la ville; les strelitz occupaient un faubourg éloigné, et les Polonais n'avaient pas de quartier à eux , mais étaient dispersés çà et là dans des mai* sons particulières, à l'exception des ambassadeurs et de quelques Palatins, à qui Ton avait assigné dans le vobinage du palais de grands enclos avec plusieurs corps de bâtiments, espèces de caravansérails entièrement occupés par les gens de leur suite *.
Le 26 mai, un grand nombre de soldats du camp établi aux environs de Moscou entrèrent isolément dans la ville, surtout ceux du contingent de Novgorod, qui passaient pour mal affectionnés à Temperenr '. Démétrius l'ignora ou bien n'y attacha aucune importance. Il passa la soirée et une partie de la nuit dans un festin , et ce ne fut qu'au jour levant qu'il congédia ses hôtes* Avant de prendre quelque repos, il sortit pour respirer Tair sur le perron de son palais, où il rencontra Afanassi Vlassief, un des conjurés envoyé probablement par eux à la découverte. Surpris de le voir à cette heure, le tsar lui demanda s'il apportait quelque message des ambassadeurs de
1. Journal des ambassadeurs, p. 171. — Feierle* p. U. s. Journal de Marine, n 50
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Sigismond, auprès desquels sa chai^ Tobligeait de résider *. Ylassief fit une réponse évasive et se retira pour annoncer à ses complices qu'on était au palais dans la plus profonde sécurité. Les chefs du complot étaient rassemblés chez Basile Chouiski, et quelquesuns hésitaient encore. Ghouiski leur déclara qu'il n*y avait plus un moment à perdre; que le tsar ayant surpris leur secret avait déjà donné Tordre de les faire mourir, et que le seul moyen de sauver leurs têtes, c'était de prévenir le tyran par un coup hardi. Aussitôt y les voyant animés par le courage du désespoir, il fait donner le signal convenu \
Une troupe de boyards et de gentilshommes s'était déjà réunie sur la grande place, à cheval, la cotte de mailles sur les épaules et l'arc à la main. À la tête des plus déterminés, Ghouiski se présente à la porte du Sauveur, qui aussitôt lui est livrée par les gardes achetés d'avance. On pénètre dans le Kremlin. En passant devant l'église de l'Assomption, Basile s'arrête , descend de cheval , et se prosterne devant l'image vénérée de Notre-Dame de Vladimir, comme pour implorer sa protection eu ce moment suprême; puis, se relevant d'un air inspiré, et brandissant une