I. Partition publiée chez Frey, en i
mille notre histoire, mais le fait est exact et le tableau de David a représenté ce geste spontané de Napoléon. Il semble donc à première vue invraisemblable que Le Sueur ait inventé qu'un morceau de lui ait accompagné cette scène fameuse s'il n'a pas été exécuté ce jour-là ^ Or, c'est à la conclusion contraire que je suis arrivé après avoir consulté les documents contemporains du sacre de Notre-Dame et conféré avec l'érudit historien de la vie intime de Napoléon, M. Frédéric Masson '-. Ni le programme officiel rédigé à l'avance par le grand maître des cérémonies, comte de Ségur, ni les comptes rendus publiés par l'Imprimerie impériale ^, ni les descriptions du sacre par les historiens'',ni les mémoires du temps^ ne parlent d'une
1. D'autant que tous ceux qui l'ont connu s'accordent à le considérer comme un homme de sentiments élevés, très honorable et très modeste. (Stephen de la Madelaike, DucANCEL, Berlioz, etc.)
2. Qui me permettra de lui adresser mes bien sincères remerciements pour son obligeance secourable.
3. Procès-verbal du sacre, i vol. in-4", Paris, 1804. Arch. Nat. A. F. IV io3i.
4. Frédéric Masson, Joséphine impératrice et reine. [ vo!. in-8°, Paris, 1899; Henri Welschinger, le Pape et l'Empereur, i vol. in-8°, Paris, 1904 ; G. Lenôtre, article sur le sacre, dans les Lectures pour tous de décembre 1904.