Th. de Lajarte, Catalogue de la Bibliothèque de l'Opéra
3. Retardé par des travaux destinés à faciliter l'accès des chevaux au niveau du théâtre, cet ouvrage ne vit la rampe que le 23 octobre 1807. La mise en scène, d'une splendeur extraordinaire, coûta 100.000 francs (Ibid.).
4. L'anecdote de la tabatière d'or avec inscription et 5.000 francs en billets de banque à l'intérieur, est trop connue pour que je la reproduise ici. Elle figure dans toutes les notices sur Le Sueur: Berlioz, pour sa part, l'a racontée
périale qu'il dut, en i8og, la représentation de la Mort d'Adam ^ Cette tragédie lyrique, tirée par Guillard du poème de Klopstock, attendait dans les cartons depuis plus de dix ans le bon plaisir de l'administration de l'Opéra; à la représentation, elle parut languissante et fut tournée en ridicule. C'est enfin sur l'invitation de l'Empereur que Le Sueur collabora avec Baour-Lormian pour un opéra commandé : A lexandre à Babylone. Terminé seulement sous la Restauration, il ne fut jamais joué^.Le compositeur, pour en faire connaître des
trois ou quatre fois. Le fait est certain ; il se rapporte non pas à la première, ni à la troisième, mais à la seconde représentation. {Moniteur du i5 juillet 1884. Notice de M. Laffon placée en tête de l'édition Michaëlis &Ossian, Souvenirs de Blangini).
1. C'est de la prière d'Adam : Toi qui créas d'un signe et la terre et le ciel, que Beethoven aurait dit : « Cette musique semble guérir tous mes maux. Le Sueur a donc trouvé l'un des archets que les anges, témoins de la création, ont laissé tomber des cieux ! » (Notice de Vilagre). Berlioz, dans son article nécrologique sur Le Sueur (Galette musicale du i5 octobre iSSy), cite l'air de Caïrt comme « l'une des plus terribles inspirations que jamais homme ait léguées à l'art musical ».
2. Malgré les efforts de iMme Le Sueur auprès de la direction de l'Opéra. Elle alla jusqu'à lui intenter un procès qu'elle perdit devant le tribunal de commerce le 3o mai 1842. Un arrêt de la Cour royale confirma ce jugement le 22 juillet 1843 [Galette musicale des 4 février, 21 novembre
fragments, n'avait eu d'autre ressource que d'adapter des paroles latines à des chœurs extraits de la partition pour des auditions à Notre-Dame pendant les fêtes solennelles, sous Charles X *.
Que l'on ne s'indigne pas de cette transposition de milieu ! Nous avons vu depuis lors, en ce genre, des faits plus scandaleux, et Le Sueur croyait sans doute pouvoir utiliser à l'église des morceaux composés pour le théâtre, puisqu'il faisait exécuter pendant l'office, à la chapelle des Tuileries, sous le nom de messes^, des oratorios écrits sur des sujets bibliques, qui présentaient une sorte de plan dramatique sur un scénario en langue latine. Il ne faut pas oublier que la cour de Napoléon n'était rien moins que dévote. Les dignitaires et les généraux qui venaient à la chapelle dans le but d'approcher le maître, devaient avoir peu de goût pour les chants sacrés^. La musique italienne alors en
1841, 5 juin 1842 et 3o juillet 1843). M. de Viiagre, qui rappelle le fait, exprimait en 1854, dans sa notice, l'avis que Napoléon III devait acquitter la dette de son oncle.
1. Articles nécrologiques par H. Berlioz, à la Galette musicale et au Journal des Débats. Berlioz se trompe. Voir pages 80, note 2 et 107, note 3.