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C'est ce que révèle la lecture de ses manuscrits

3. Voir un passade significatif à cet égard de Napoléon che\ lui.

vogue, l'art fleuri des Cimarosa, des Paësiello, prôné par Napoléon lui-même, taisaient tort aux compositions en style sévère. C'est ce qui m'avait porté à croire que les oratorios dont il va être question, Déborah, Riith et Noémi, Ruth et Boo^, Rachel, ont été écrits pour cet auditoire profane ^ Un passage des Mémoires et quelques articles de Berlioz donneraient à penser qu'ils datent de la Restauration'^. Mes recherches aux Archives Nationales m'ont fait retrouver les programmes manuscrits des messes chantées à la chapelle royale, les dimanches et jours fériés, de 1817 jusqu'en 1823^. Ces oratorios y étaient exécutés d'une ma-

1. D'après le Dictionnaire historique des musiciens de Choron, publié en 1810, Le Sueur aurait composé pour la chapelle impériale une vingtaine de pièces musicales. Choron savait le sens des termes de musique. S'il emploie ce terme collectif, c'est qu'il ne s'agissait pas seulement de messes et de motets.

Dans leurs Musiciens du temps de l'Empire, Léon et Marie Escudier affirment que « les œuvres de Le Sueur répondaient merveilleusement aux aspirations religieuses du début du siècle. On accourait à la chapelle pour entendre motets et oratorios ». i vol. in- 18, i856, Dentu.

2. Ga\ette musicale du i5 octobre 1887 ; Journal des Débats du 21 décembre i835 : « Noémi, composée spécialement pour la chapelle royale comme Ruth et Boo^ et Rachel... », article reproduit dans les Musiciens et la Musique.

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