Arch. nat., O
3. Ibid. Voir aussi la notice imprimée sur la partition gravée.
4. Le Sueur remplaça Méhul comme professeur de composition au Conservatoire (décembre 181 7) avec 3. 000 francs d'appointements (Voir le livre de M. Constant Pierre sur le Conservatoire national de Musique).
te ÉPISODES d'histoire musicale
survécut pas à la monarchie des Bourbons. Elle fut supprimée après la révolution de Juillet.
La production la plus importante de cette période est donc la triple partition de l'Oratorio du Couronnement, composé, je vais le démontrer, pour le sacre de Charles X.
Indépendamment des témoignages contemporains ^ nous en avons la preuve directe dans les manuscrits de ce triple oratorio et du programme de la cérémonie, tracé de la main de Le Sueur, que possédait Charles Malherbe. Une note de ce scénario est ainsi conçue : « Oratorio du sacre en trois parties, composé sur les traditions sacrées, les documents du clergé et principalement sur les idées de M. l'abbé de Sambucy, ordonnateur de cette grande et auguste cérémonie^. » Or ce scé-
1. Castil-BIaze, dans sa Chapelle-musique des Rois de France, cite comme œuvres de Le Sueur exécutées à Reims le Confortare, le Gentem Franc07~um, V Unxerunt Salomonem, le Vipal Rex, et il ajoute qu'en dehors de la messe de Cherubini, tous les autres morceaux joués pendant le sacre appartenaient à Le Sueur.
Voir aussi la notice de Stephen de la Madelaine, la notice nécrologique de Le Sueur par Berlioz.
2. L'abbé Gaston de Sambucy, né en 1764 à Milhau, y mourut le icS mai i85o. Le cardinal Fesch l'avait fait nommer directeur de la chapelle de l'Empereur. Sons la Restauration, il fut aumônier du comte d'Artois et de Charles X.
nario est parfaitement d'accord avec l'ordre des cérémonies rapporté par les publications du temps^ Ainsi, par exemple, la veille du sacre, le Roi vient faire ses dévotions à la cathédrale de Reims. Pour cette circonstance, Le Sueur prévoit le chant d'un morceau : Ecce ego mitto angelum meiim, qu'il composa en effet, trace le plan des cérémonies du clergé et fait suivre le sermon d'un Te Deum. Tout le programme, rédigé de la main de Le Sueur, s'applique à l'événement de Reims, met en scène l'Archevêque, le Roi, et non le Pape et l'Empereur. A très peu de chose près, la partition est conforme à ce programme, au moins quant aux paroles latines et à l'ordre des morceaux. Ce qui a pu faire naître la confusion que j'ai signalée plus haut, ce sont des notices placées en tête de ces morceaux, qui ne s'appliquent exactement quant aux faits, ni à la cérémonie de Notre-Dame de Paris, ni à celle de la cathédrale de Reims. Dans le manuscrit, ces notices, qui consistent en fiches collées à la partition, sont de Mme Le Sueur ^. De même.
Il fut l'ordonnateur du sacre de Reims, comme il avait été celui des sacres de Milan et de Paris.
1. Les Cérémonies du sacre, par Lebers, i vol. in-8°, Reims, 1825, Baudouin.