‹ Épisodes d'histoire musicaleChapitre 29 sur 60 · Arch. nat., O · texte numérisé non relu

Arch. nat., O

2. Arch. nat., O' 291. Ainsi, en 1817, Cherubini relève deux absences illégitimes d'Habeneck.

Les musiciens ne pouvaient s'absenter plus d'un jour. Pour une absence de huit jours au plus, une permission du surintendant leur suffisait. Au delà, un congé signé de l'intendant des Menus-Plaisirs était exigé (Règlement du 27 février 181 6. L'article 8 prévoyait le cas de maladie et l'envoi du médecin). Pour les services extraordinaires, un

frappent les absences injustifiées et les retards, et ils en ont aussi la mesquine rétribution. Au lieu d'augmenter sans cesse les cadres, il vaudrait mieux, selon Cherubini, rémunérer les Aonor^i/re^, sauf à les astreindre au concours pour les places vacantes, ainsi d'ailleurs que les titulaires, car l'abus des recommandations a fait engager beaucoup de médiocrités ^

C'était le cas de s'en débarrasser au moyen de l'admission, à la retraite ^, qui pouvait être prononcée après vingt ans de service. Cependant, par leur rapport du 27 septembre 1817, les surinten-

bulletin de convocation leur était porté à domicile par les garçons d'orchestre ; ils en devaient donner reçu (Art. i3.). L'amende était de 3 livres pour les manquements et de I livre en cas de retard (Imprimé de la formule d'engagement. Arch. nat., O^ 290).

1. Arch. nat., O' 290. Fétis fait la même critique dans la Revue musicale (de Paris) du 18 septembre i83o.

2. La pension était acquise, aux termes de l'engagement, lorsque l'artiste avait mérité sa vétérance, c'est-à-dire à vingt ans de service pour les chanteurs et musiciens de la classe des instruments à cordes, à quinze ans pour celle des instruments à vent. Ils recevaient alors en pension (conformément aux termes de i'édit de 1782) la totalité des appointements pour lesquels ils étaient employés à ce moment sur les états de la musique du Roi.

Les veuves recevaient le cinquième de la pension après dix ans de service de leur mari et le quart après vingt ans (Arch. nat., O^ 290).

dants se déclaraient satisfaits de tous les artistes ; ils ne demandaient pas de retraites pour le i^" janvier. Mais, dans celui du 14 septembre 1818, sur l'état de la vocale, Le Sueur et Cherubini font connaître qu'ils sont obligés de renforcer les dessus par des honoraires. Les récitantes, en effet, ne venaient pas à l'oflice lorsqu'elles n'avaient pas de solià. chanter. La partie des premiers dessus ne comprenait donc que dix personnes, dont six pages ; celle des seconds dessus ne comptait que quatre voix, auxquelles s'ajoutaient celles des pages que la mue faisait passer d'une classe à l'autre. Ils proposaient donc d'augmenter d'une récitante la partie des seconds dessus, d'y joindre quatre choristes et d'obliger les récitants à prendre part à tous les services S tandis que, lorsqu'ils n'y étaient pas personnellement employés, le règlement de la chapelle, du 27 février 18 16, les en exemptait. Un autre rapport, non daté (de 1818 aussi probablement), rappelle que sous Louis XVI et Napoléon, tous les récitants venaient à la chapelle, Laïs et Martin exceptés, et demande à l'intendant de les y contraindre. Les termes généraux de la formule

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