États d'émargement conservés aux Archives nationales
tés étant simplement accompagnés au piano. Sous la Royauté comme sous l'Empire, le directeur, c'est Paër, le compositeur parmesan. Ses 43 opéras n'ont pu le sauver de l'oubli ; il n'est plus qu'un nom historique pour nos contemporains. Pendant les trente premières années du dix-neuvième siècle, c'était une sorte de génie admiré dans toute l'Europe. En 1 801, il avait été engagé comme maître de chapelle de la cour de Saxe. C'est à Dresde qu'il fit représenter, en 1804, Leonora ossia iAmore co?ijugale, sur le même sujet que le Fidelio de Beethoven ^ Après une représentation d'Achille sur ce théâtre, Napoléon s'engoua de Paër au point de l'enlever au roi de Saxe pour l'attacher à sa Cour, Un engagement signé à Varsovie le 14 janvier 1807, donna à l'Italien le titre de compositeur de la chambre de S. M. I., moyennant 28.000 livres de traitement et 12.000 livres de gratification. On lui allouait en outre 3. 000 francs pour faire le trajet de Varsovie à Paris. Paër devait accompagner l'Empereur dans ses déplacements ; il touchait alors une indemnité de 10 francs par poste et de 24 francs par jour en cas de voyage.