‹ Épisodes méningés tuberculeux curables chez l'enfantChapitre 5 sur 18 · SYMPTOMES · texte numérisé non relu

SYMPTOMES

Ces accidents méningés peuvent se montrer dans différentes circonstances :

1° Tantôtilséclatent chez des tuberculeux avérés,en traitement, comme dans nos observations, VIT, VIIT ER EXSS

2° Tantôt ils apparaissent chez des enfants pâles, amaigris, présentant de la micropolyadénopathie,de l’hypertrophie hépatique, avec des poussées fébriles, surtout nocturnes et accompagnées de sueurs. En consultant leurs antécédents, on apprend qu'ils ont eu la rougeole, la coqueluche, des affections pulmopaires variées, bronchite, congestion pulmonaire, bronchopneumonies et qu'ils toussent habituellement. Pour toutes ces raisons, ces enfants sont suspects de tuberculose ;

3 Enfin dans certains cas, les symptômes méningés apparaissent en même temps qu’une poussée

tuberculeuse pulmonaire et trachéobronchique, accompagnée de haule tempéralure, et nos observaiions X et XI sont très démonstratives à ce point de vue.On' ne peut les attribuer qu’à une bacillémie atténuée et les cas de ce genre deviennent actuellement de plus en plus fréquents.

Il faut noter chez tous ces enfants la fréquence des antécédents héréditaires tuberculeux que nous retrouvons dans nos observations [, VII, X, XI et

Le syndrome méningé est presque toujours précédé des prodromes habituels de la méningite tuberculeuse.

On apprend, en effet, en interrogeant les parents que depuis quelques jours et quelquefnis depuis quelques semaines, l’enfant a changé de caractère, est devenu triste, grognon, maussade ; il refuse de jouer, devient parfois désagréable avec ses parents, ses frères et sœurs.

En même temps il a maigri rapidement, est devenu pâle, et présente la nuit des poussées fébriles accompagnées de sueurs.

Losqu’on l’amène à l'hôpital,le tableau est en général plus marqué.

La céphalée est apparue, accompagnée d’anorexie, de vomissements à type cérébral, se faisant brusquement, en fusées, sans efforts, et de constipation tenace qui peut faire place quelquefois,comme dans la méningite tuberculeuse,à de la diarrhée.

L'examen de l'enfant le montre abattu, somnolent, avec une attitude contemplative, un regard fixe et terne.

Les troubles moteurs, souvent constatés,consistent en convulsions et en contractures comme dans la méningite tuberculeuse.

Les convulsions se montrent surtout chez les nourrissons ; elles sont alors généralisées, mais nous avons pu observer des cas où les accidents débutaient brusquement d’une manière aiguë par des crises de convulsions localisées à type d’épilepsie bravais-jacksonienne.

Parmi les contractures,l’examen de l’enfant révèle surtout la raideur de la nuque, dont la flexion est difficile et arrache des cris douloureux à l'enfant, la raideur du rachis qui s’y joint souvent, et le signe de Kernig, avec la position en chien de fusil.

L'examen de la sensibilité permet de retrouver dans certains cas de l’hyperesthésie cutanée, généralisée ou localisée.

Les troubles vaso-moteurs sont assez fréquents, alternatives de pâleur et de rougeur de la face, et raie méningitique.

Si on examine les yeux, on peut trouver de la photophobie, une réaction paresseuse ou une insensibilité complète des pupilles à la lumière, mais très souvent on remarquera du myosis ou de la mydriase et de l'inégalité pupillaire.

L’examen des réflexes les montre presque toujours

exagérés, exagération pouvant aller jusqu'à la trépidation épileptoïde.

Le signe de Babinski est assez souvent constaté.

L'enfant présente enfin de l'abaitement le jour contrastant le plus souvent avec du délire et de l’agitation nocturnes.

Nous avons pu décrire un cas (obs. VIT) où l’agitalion existait nuit et jour, avec des mouvements incessants de la tête et des membres. et an délire caractérisé par une loquacité extrême.

Dans ces cas l'enfant ne répond plus aux questions qu'on lui pose ou fait des réponses incohérentes, il ne reconnait plus son entourage. L’insomnie est donc extrêmement fréquente au cours de ces syndromes méningés

Mais dans certains cas on peut assister à des accidents plus graves (obs. [et IX) débutant en général brusquement par du coma avec incontinence des sphineters ; précédé ou non d'accidents à type d’épilepsie bravais-jacksonienne

Quant aux signes généraux, outre l’amaigrissement souvent énorme qui ne cesse qu'après la disparition des accidents méningés, on observe de façon presque constante-une élévation brusque de la température, entre 38 degrés et 39 degrés, quelquefois au-dessus, avec un pouls inégal et irrégulier, rapide, intermittent, et une respiration irrégulière qui peut prendre le type de Cheynes-Stokes.

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