IP
Seio-neur Dieu, et la faveur dont jouissait son maître Abraham.
Ainsi faisons-nous, nous aussi, car le Dieu de ce temps reculé est le même Dieu qu'aujourd'hui. Il se nomme l'Éternel et, maintenant comme alors, il répond de même manière au cœur droit de ceux qui l'implorent.
Reprenons notre récit.
i>fA^
^yç
Invoquée dans les circonstances que nous venons de raconter, Notre-Dame de Lourdes avait accordé une oràce complète. Mme Guerrier était totalement guérie.
Elle avait prié pour obtenir. Elle pria pour remercier.
Puis elle se leva, calme, sereine, sans la moindre surexcitation physique ou morale, mais toute rayonnante encore du contact divin. Et, se tournant vers son mari, elle lui dit :
« — Mon ami, donne-moi ton bras Descendons ! »
M. Guerrier ne pouvait croire un tel prodige. Tout ce qui s'accomplissait sous son regard lui paraissait impossible. 11 lui semblait faire un céleste rêve. Et son inexprimable joie était traversée par la terreur de voir tout à coup s'évanouir ce beau songe...
Dans son trouble, il voulut faire avancer les porteurs. >^ « — Non pas! non pas ! lui dit t
q'iull
^è'Ap^-*?^*'^
Tabbë Martignon , le rappelant au sentiment de la réalité miraculeuse et divine. Laissez-la marcher. »
Et alors, encore tout tremblant, M. Guerrier lui offrit son bras.
Elle le prit; et, sans rien dire, le pressa un instant sur sa poitrine. Cette muette étreinte exprimait mieux que toute parole le souvenir des peines passées et l'immensité du bonheur présent, bonheur de l'épouse, A>s£^^^^ bonheur de la mère, bonheur des enfants et de toute la famille à qui elle pensait en ce moment. De ce cœur, de ces deux cœurs qui n'enfaisaientqu'un, montait vers Dieu et vers la Vierge Très Sainte un incommensurable élan de reconnaissance.
Mme Guerrier franchit les deux marches de la chapelle et traversa le bas de la nef. Les pèlerins de Marseille célébraient par leurs chants la toutepuissance de Notre-Dame