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A}ant laissé au saint homme de Tours une copie du manuscrit que je lui avais lu, J'en^o^ai alors à Lourdes ma relation aulhenti([ue, ainsi vérifiée et revue successi- ^emcnt par Freycinet et par M. Dupont^^.
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]M. le curé Peyramale fut, paraît-il, très ému par ce récit. Et sous le coup de cette émotion, il eut comme un pressentiment de 1 a\enii. Étant allé ce jour-là ou le lendemain à l'hospice de Lourdes, chez les bonnes Sœurs de Nevers qui } soignent les malades et y font l'école aux enfants, il leur donna lecture de ces (pielques pages.
Puis, se recueillant un instant, il prononça, de sa voix gra^e et ferme, cette parole qui les frappa, arole répétée souvent par celles l'ont entendue, car elles se plaisent à en témoigner :
— Voilà l'homme qui sera Ihistorien de Notre-Dame de Lourdes ! :^
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La sainte Vierge l'a guéri pour celî Elle vient de se le choisir ".
Peu de jours après mon retour de So- Icsmes et mon voyage de Tours, j'étais parti pour Rome où j'avais retrouvé mon ami Wladimir...
Quels mois charmants nous passâmes ensemble ! Que de pensées échangées ! que d'intimes épaucliements! Que de verve et d'intelligence excpiise, que d'amabilité et de grâce de sa part! que d'abandon et de joie de la mienne!...
Pourquoi faut-il, hélas! que les plus beaux rêves aient un réveil et que les plus belles journées soient quelquefois sans lendemain? Pourquoi faut-il que les esprits les plus harmonieusement unis puissent, aune heure fatale , rencontrer quelque discordance ? Pourquoi faut-il que les amitiés de jeunesse ne résistent point toujours à l'épreuve des lointaines séparations et du temps? Pourquoi faut il que les unes se brisent et que d'autres se dénouent? La Providence ne nous avait-elle si étroitement rapprochés que pour employer mon ami de Rome à remplir dans l'événement miraculeux le rôle marqué ar elle?... Je ne sais.
Les chaleurs de l'été me ramenèrent eu
France et je quittai la capitale du monde
chrétien. Je n'y suis plus revenu depuis
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cette époque... L'estime et l'affection
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profonde demeurèrent sans doute entre Wladimir et moi, mais cette intimité charmante dont les rayons avaient illuminé nos cœurs ne sut point être éternelle. Elle fut un printemps sans été, une aube sans plein midi.
Ainsi, dans les vastes plaines des pays Slaves, l'horizon s'éclaire peu à peu, ainsi la nuit disparaît, ainsi se lève la lumière grandissante. Le voyageur joyeux se met en marche et se promet le jour... Détrompe-toi, vovageur ! voici que les ombres redescendent : c'est l'aurore boréale ; et ce que tu avais pris pour la clarté naissante du soleil n'était que le fuyant météore de ces régions...