BÉ
Au rez-dc-chausséc de la maison, où descendirent les deux pèleiins, se trouvait uu magasin d'objets de piété. Us y remarquèrent une magnifique statue de Notre-Dame de Lourdes :
— Si je suis guéri, dit l'abbé de Musy, c'est cette statue, la première qui frappe mon regard, que j'em porterai à Digoine ..
Dès le lendemain matin, il fut conduit à la Crypte pour y entendre, assis dans sa chaise roulante, la H
messe que TNI. 1 abbé Antoine devait célébrer à son intention.
Les malades, les paralytiques, tous ceux qui sont affligés de quelque infirmité visible, les parias de la santé, éprouvent parfois comme une certaine honte de se laisser voir ainsi déshérités d'un don du ciel que presque tout le monde possède. Ils redoutent, pour ainsi dire, les yeux des hommes, et ils se dérobent instinctivement à la curiosité, même bienveillante, des reofards étranj^ers. Cela leur arrive surtout, aux heures de la prière ardente et du recueillement profond. La piété des inconnus, celle même des plus chrétiens et des meilleurs, a souvent quelque chose de superficiel et de banal qui trouble l'intime et silencieux entretien de leur àme avec son Consolateur tout-puissant.
C'est sous l'empire de ce sentiment que M. l'abbé de Musy se fit placer dans un coin obscur de la Crypte, derrière un pilier, à la gauche de l'autel : il eût souhaité, s'il était possible, n'être vu que de la Vierge Marie.
Or, il advint qu'à côté de lui, contre le même pilier, se rencontra un autre infirme, un pauvre enfant du peuple, d environ quinze ans, d'une physionomie
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angëlique. Avec toutes les précautions minutieuses d'une paternelle sollicitude, un ouvrier aux formes robustes venait del'étendre sur deux chaises. Sonvisao-e, d'une pîdeur extrême et idéalisé par l'habitude de longues souffrances, ses yeux grands et doux, ses mains jointes avec ferveur, tout son être, en un mot, exprimait la beauté intérieure de cette âme innocente et pure, qui semblait prête à ouvrir ses ailes pour s'envoler vers les célestes parvis.
Le regard voilé de l'abbé de Musy fut attiré par cet enfant comme par une lumière.
Son cœur s'émut d'une sympathique pitié.
— Comment vous appcl^^z-vous? lui demanda-t-il.
— Je m'appelle Pierre.
— Eh bien! petit Pierre, je prie pour vous. Priez aussi pour moi.
— De tout mon cœur, Monsieur l'abbé...
La messe commença. Après la consécration, le célébrant porta Ihostie sainte à M. l'abbé de Musy, immobile dans son chariot. Quant h petit Pierre, 1 ouvrier aux formes robustes le souleva sur ses bras et, le tenant ainsi étendu en travers de sa poitrine, il s'avança vers la
sainte 'i'able. Et le prêtre donna la communion au père
et à l'enfant.
Après la messe, l'abbé de Musy se fit descendre h la Grotte et y resta un temps très long... i^
Son ami l'interrosfeait en sortant :
— Et que se passait-il en vous tout à Iheure
quand vous parliez à la sainte Vierge?
Je la priais! Je l'invoquais pour tous ceux que j'aime, pour ce pauvre petit Pierre que nous venons
de quitter et qui se baigne en ce moment dans Teau miraculeuse. J'implorais la grâce de m'améliorer un peu... Puis je me suis enfin souvenu du but spécial de mon pèlerinage, et j'ai» dit à notre Mère : « Guérissez-moi si c'est pour un plus grand bien. Encore ne vous demandé-je point *\i^ menlever entièrement tous mes maux, mais seulement de me mettre en état de me tenir sur mes jambes, de façon \\ pouvoir célébrer la sainte Messe. » Et vous avoucrai-je même que j'ai été pris de remords devant l'audace de ma prière!
Aussi ai-je ajouté : « Bonne Mère, si vous ne me guérissez pas, je suis vraiment si heureux avec ma croix que je vous remercierai tout autant. »
Il voulut être plongé dans la Piscine, Rien d'extraordinaire ne s'y produisit.
De retour à Lourdes, il dit à l'abbé Antoine :
— Il faudrait pourtant nie confesser.
— Très bien. Je vais aller chercher l'un des Pères de la Grotte.
— Non, non! reprit le prêtre paralytique': je veux me confesser au Curé de Lourdes, l'abbé Peyramale. C'est l'homme de la sainte Vierge. Tâchez de le trouver, et priez-le d'avoir la bonté de venir m'entendre.
Il fut impossible à M. l'abbé Antoine, dans le cours de cette après-midi, de rencohtrer celui qu'il cherchait.
Le lendemain matin dimanche, il se rend à la sacristie de la Paroisse. Et voyant un prêtre d'aspect rébarbatif qui se préparait à monter à l'autel, il l'aborde respectueusement.
— Vous êtes M. le Curé de Lourdes? lui dit-il. j^. , — Je n'ai point cet honneur, répondit l'ecclésiastique. r- r -^ — Pardonnez ! reprit l'abbé Antoine : d'après
le portrait tracé ^"^
par M. Lasserre, j'avais cru...
— Plût au ciel que ma ressemblance avec lui ne s'arrêtât point au j)livsique! s'écria 1 interlocuteur en sou- 1^/7/ riant de la méprise. Si
^^■X y parfois il paraît rude au ^s#^*%, dehors, il est doux au dedans, comme l'était saint Paul. Forli.
et siun'is. Du reste, le voici.
L abbé Peyramale ouvrait, en elFet, la porte de la sacristie.
— Monsieur le Curé, il y a, dans la rue de la Grotte, un prêtre infirme qui voudrait se confesser à vous.
— Le temps de dire ma messe, et je cours à lui.
Trois quarts d heure après, M. l'abbé de Musy le vovait entrer dans sa chambre.
Le Curé des Apparitions embrassa le Paralytique.
— Du courage! dit-il. Si la sainte Vierge veut s'en mêler, vous serez bien vite guér
Puis il s'assit à côté de l'abbé de Musy, et, toutes portes closes, il reçut la confession de ses fautes.
Et quand il eut, au nom de Dieu niênie, prononcé ces mots : Ei^o te aisuh'o ah onuiibus j)c(catis tnis, etc. , il se leva et se promena silencieusement dans la pièce, laissant son pénitent se recueillir
Puis les deux prêtres s s'entretinrent ensemble. L'abbé de Musy raconta son histoire. A la confes sion sacrée et inviolable, avait succédé la confidence intime. ^
Quelles furent les pensées, les sentiments, que le Curé Peyhamale fit passer dans le cœur du malade? Un mot les résume : « Espérance! )>
Contrairement à ce qui arrive souvent, quand on se t ùuve tout à coup
en présence d'un personnage illustre, que l'on connaît s«'ûlement par quelque
portrait de grand relief, tracé dans les pages de l'histoi le, M. de Musy n'avait
éprouvé aucune déception. Tel il avait rêvé le Curé de Lourdes, tel il le voyait
de ses yeux. Tous deux étaient faits pour se co nprendre : ils parlaient
fv^ la même langue, ils appartenaient à la même patrie ; tous deux étaient fils de Marie.
L'abbé Antoine, après l'entrevue, entendit i A le double écho de leurs impressions.
— Quelle âme de prêtre ! s'écriait en sortant (e Curé Peyramale : il doit avoir une Sainte pour mère.
— Vous ne vous trompez point, répondit le jeune ami de la maison, qui connaissait mieux que personne les vertus de la
Femme forte du château de Digoine.
— Que je suis heureux, disait de son côté l'abbé de Musy, que je suis heureux que vous m'avez amené le Serviteur de Notre-Dame de Lourdes! Je sens en moi une
plus gronde confiance et comme une promesse de Miracle. Cet homme est, en eliet, Ihomme de la sainte ^'icrge, et sa parole engage, en quel([ue sorte, la Reine du Ciel.
On ne tarda pas à remar([uer, parmi les pèlerins accourus à Lourdes aux approches de l'Assomption, cet ecclésiastique infirme, et jeune encore, que Ion apercevait ii toute heure ^g dans son petit chariot, soit à la Crvptc, soit sous la voûte des Roches Massabielle,soit sur le chemin de la Grotte, — nous allions dire, et fort justement, sur la Voie sacrée. Tout le monde s'intéressait à lui et se sentait pris de pitu- et d svmpathie pour cet ouvri du Seigneur, réduit depuis tant d'années à ne pouvoir travailler à la vigne de Dieu. Et ces âmes chrétiennes, qui étaient venues invo([uer poui' ^V elles-mêmes linter vention de la Vierge, ^Ê^^^'^priaient aussi pour ce prêtre inconnu. Que tl aumônes du co'ur se donnent ainsi à Loci des, dont on ne sauiX,^^^ le secret que quand auront disparu les ombres opa(pics (pu voilent ici-bas les mystères de la vie , et que luira sur tHutes choses la lumière de l'éternité!
— Comment!
ditleCuréde -Vh^
l'abbé de Musy , lorsque, deux jours après sa première visite, il revint le voir ; comment ! la sainte \ lerge ne vous a pas encore guéri?... Je vais me brouiller avec Hlle! ajouta-t-il, en souriant lui-même de sa menace, et parlant de ces choses avec cette étonnante lamiliarité, excessive ce semble, que se permettent parfois les hommes de Dieu, depuis Job et David, jusqu'à Vincent Ferrier et au Curé d Ars.
Son entrain, son assurance, sa foi totale , la promesse de ses prières renouvelèrent l'es- [loir dans l'àme du malade et (' -on compagnon.
— .Vuprès de Marie, nous avons un avocat, se dirent-ils 1 un
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à la Crypte, assistant à la même messe que lui, l'abbé de Musy rencontrait petit Pierre : à la Piscine, dans les lacets, à la Grotte, il le retrouvait encore. Et ces deux infortunes, également innocentes, s'étaient rapprochées et consolées. La parole du prêtre charmait l'enfant; la vue de cet ange en soufïVance édifiait et fortifiait le prêtre. Ils s'étaient unis d'amitié, et chacun (Jeux priait pour l'autre avec plus de ferveur encore que pour lui-même... Celui des deux qui arrivait le premier à la Piscine gardait la place pour son compagnon. De sorte que petit Pierre ne la quittait que lorsque l'abbé Antoiue frappait à la porte, et que l'abbé de Musy avait coutume d'y rester jusqu'à ce que, du dehors, la voix douce de petit Pierre lui criât : « Me voici ! »
Etrange intimité entre ces affligés qui s'ignoraient l'un l'autre la semaine précédente, et qui, s'étant rendus à la Grotte sainte des extrémités les plus opposées, étaient devenus, sous le regard de Notre-Dame de Lourdes, comme de vieux amis et comme des frères du même sans: : Cor unuin et anima ii/ia!
L'un, cependant, était un patricien des hautes classes; l'autre
avait- pour père un pauvre ouvrier cordonnier des environs de Pau.
Celui-ci était un prêtre plein de savoir et dans la force de l'âge;
celui-là un enfant entièrement ignorant de ce que les hommes
enseignent. Le premier avait la responsabilité terrible de la
richesse; le second, outre l'épreuve de la maladie, poitait le poids
si cruel de l'indigence. Mais de tels contrastes, qui engendrent
lies divisions dans les sociétés sans Dieu, s'harmonisent dans la
supérieure unité de l'amour au sein des groupes chrétiens. Et
c'est ainsi qu'en face de l'autel et devant l'image de notre céleste
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iNIère s'était foi mc'c une amitié suljliine entre ces deux allies, ou plutôt entre ees trois âmes, car le père de petit Pierre, le cordonnier de villaoe Pierre Roehon , partao-eait les nobles sentiments de n fils et était diune ({"1111 tel enfant.
XYI
Le 14 du mois d'août, une paralytique guérit subitement à la Grotte.
Ayant , quelques heures après , rencontré iSI. l'abbé Antoine, elle 1 encouraoea cordialement :
— Confiance! lui dit-elle. Aujourdluu c'est moi, demain ce sera votre ami! J'espère que sainte Yicrge vous exaucera tous deux pour sa glorieuse fête de l'Assomption.
Lelendemain était en effet le 15 août, et l'Eglise allait célébrer l'entrée triomphante de la Mère de Jésus-Christ dans le Royaume de son Fils.
Dans l'àme du prêtre infirme lesmcertitudt paient de i)lu rayons a un qui montait clartés gra et ([ui
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ntes du plein ettc loi sans eur du monde nlcre , ont ni a si tu peux celui qui croit !»
ui semblait que niveloppait.
maladie prononçait le mot « Délivrance ! n comme Colomb s'écriait Terre! terre! » bien avant que les yeux de son corps eussent aperçu le continent, à travers l'incommensurable horizon. De ses lèvres frémissantes sortaient ces accents :
— Demain! demain! Que Notre-Dame de , Lourdes guérisse petit Pierre!... Et qu'elle me g'uërisse aussi, si telle est sa volonté sainte! La nuit du 14 au 15 août se passa sans sommeil pour les deux prêtres : c'est dire qu elle se passa en prières. Les étoiles brillaient au ciel dans l'immensité silencieuse : et çà et là, sous les arceaux des chapelles claustrales, où l'Office nocturne assemblait les moines et les religieux; dans les chambres solitaires où la piété chrétienne veillait les malades et les mourants; sur la couche des justes que l'in- ^ somnie visitait; en mille et mille lieux divers de re endormie, nombre d'àmes s'allumaient coir.iie des Soleils dans les flammes ardentes de l'Oraison et réjouissaient les regards des Anges. « Ecce Jiiinc bcnedicite Doniinum omnes ser^'i
Doinini In noctibus e.vtollitc nianus vcstras
in sancta et bcnedicite Doniinuni. \ oici, voici que l'instant est venu! Bénissez
fer ^ à
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le Seio-neur, serviteurs du Seiouour !... Durant les nuits, élevez vos mains vers les voûtes saintes : bénis sez, bénissez le Seigneur!...» Ainsi s'écoulèrent les heures rapides. Et quand, retentissant à la lois au belFroi de la Paroisse et ;i l'église du Pèlerinage , le joveux carillon des cloches argentines annonça le matin de la grande lète, 1 un des prêtres dit à son compaonon.
— Comme la nuit s'est vite écoulée !
Penser aux choses de l'éternité, et s'en entretenir, c est ne plus ressentir la marche et les atteintes du temps : e est anéantir la durée.
Presque aussitôt les grelots sonores de deux chevaux, lancés au grand trot,
se firent entendre dans la rue de la Grotte, et la voiture, commandée la veille, s'arri devant la porte de la maison.
— Il faut partir! dit l'abbé de Musy ému. Curé de Lourdes célèbre maintenant la messe et son Mi'ineutn est pour nous. Que va être le jour d aiijourd liui ?
Et si en cette même heure, franchissant vallées et collines, fleuves et mo tagnes, forêts touffues et plaines immenses, le regard eût pu pénétrer dans la cha pelle silencieuse d'un château des environs d Autun , il v eût aperçu, aux lueurs du soleil levant, une l'emme aux cheveux blancs, une Mère })i'osternée devant Dieu et qui, elle aussi, dans les frémissements de la foi et de
1 espérance , murmurait celte ^
parole . « Que va être le jour cVaujourd Imi ; »
XYII
La pensée et lâmc tout entière des habitants de M Diooine étaient à Lourdes. Avec quelle ferveur 1 on ^ suivait la ueuvaine de prières! Avec quelle av^hte on lisait les lettres quotidiennes de 1 abbe Antoine, donnant des nouvelles du cher absent!
;. Si la foi était bannie de ce monde, on la retrouverait
Y'P dans le cœur des mères. Mme de ^lusy ne doutait point [t-^ ^ . nii .i:..,;+<«lU. flAs le inemier lour ;
le cœur ucs i"^i^-- -- - . . ,
- Oui ma fille, disait-elle dès le premier jour a (ieneviève, avec un ton de certitude qui repoussait toute objection, oui, ma fille, il sera guéri miracuk>usement et nous le verrons de nos yeux . Ft chaciue instant qui s'écoulait augmentait en elle cette extraordinaire assurance, admirable sans doute
d.uis s.)n piincip
mais aussi effrayan
oNCUV balancement de l'enfant qu
dessus' des profondeurs d'un abîme... Qu'advien
que au-
!i.i-l-il "-i coule Ment a se rompic
l„auche de l'arbre se casse, ou si
la
Celle assuiance a\ait pi
t pris de telles proportions
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naît
comi
ff^
,Wi
dé)a Mme de Musy, daui 1 .d)aiulon (t l'intimité, s'entretede la guérison de son fils iiu' d VA\ la t accompli.
Pai un eli ange phénomène, il y avait c, rWo un mélange d'allégresse
^Mx
^< otd t'poLn.uito. IIIuiscMnljl.ut(|uocctt<> oucrisoa
^à^ allait être coaimc une sorte de séparation futaie, comme ^ rentrée de son fds dans un monde nouveau où elle ne ; pourrait le suivre. Elle se souvenait de la mystérieuse parole du Sauveur, après qu'il fut surgi du tombeau, à Madeleine empressée : « Ao// me ta, igere !^Ne touchez point à ma personne! Ce ne sont plus les rapports d'autrefois! — Quel prodig-e! répétait-elle souvent : ce sera pour Résurrection... Je tremblerai de lui parler. Je n'oserai plus le traiter comme auparavant.
— Mais, ma mère, ce serait l'affliger....
— Pense donc à la transformation qui se sera faite en lui ! Dieu l'aura comme créé de nouveau!.... Dieu aura formé ses
os et pétri sa chair comme le limon d'Adam. De même que Moïse au retour de l'Horeb, il aura le reflet du Saint des Saints.... J'aurai peur de lever sur lui mon regard, et je sens à l'avance défaillir mes genoux.
Fa c'est ainsi que les ombres de la mélancolie traversaient par moments son radieux espoir, pareilles à ces ]>rumcs iloconneuses que l'on voit parfois, au mois de juin ou de juillet, courir ça et là sur le ciel pur de l'été.
— Il sera le fils de la sainte Vierge, disait-elle toute songeuse... Sera-t-il encore le mien?
Mais la brume légère se fondait bien vite dans la tranqudle sérénité de l'atmosphère, et plus rien ne venait troubler le firmament de sa joie.
Le Kl août, vigile de l'Assomption, elle prononça ces paroles :
— Voih'i donc qu'il va être guéri! Quel bon-
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çr^^
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