Cf. Ep. xxxix, v. 1 et
3. Bois-Robert a le prieuré de Nozay et celui de la Ferté-sur- Aube.
420 De cet adieu, que vous en semble ?
Ma foy, vous devez souhaitter
Que je le puisse supporter.
Mais voyez le en vers, je vous prie,
Et jugez-en sans flatterie ; [17]
425 Sans doute qu'il vous agréra,
Et le sujet qu'il vous plaira
C'est qu'il n'a rien de satirique ».
Adieu, certaine Dame etique 2.
Pensez-vous qu'à prendre des eaux 430 Vous couvrirez de chair vos os ?
Et les buvant pouvez-vous crere
Que vous pourrez devenir Mère ?
Vous fie sçavez pas vôtre mal ;
Nos eaux, ny tout leur minerai, 435 N'ont jamais produit tel miracle.
Consultez un plus seur oracle ;
Invoquez quelque saint des deux :
Votre mal demande des vœux.
Je vous dis donc adieu, maigrette ; 440 Adieu, transparente squelette ;
Je ne veux plus parler de vous :
Vous exciteriez mon courroux
Et m emporteriez en satire,
Et moy je n'en veux point escrire.
445 Adieu, vous qui sçavez des loix
Plus qu'on n'oste de fèves éepoix 3
En trois mois dehors de leur gaine
De Paris jusqu'au Bourg-la-Reine .
1. C'est aux onze vers précédents que répond Tépîtrexxvi de Bois- Robert (voy. p. 186).