‹ Épistres en vers. Éd. critique avec un commentaire tiré de documents pour plupart inéditsChapitre 10 sur 236 · Nicolas l'oucQUET (voy. p. 7, n. i, et p. 9, a · texte numérisé non relu

Nicolas l'oucQUET (voy. p. 7, n. i, et p. 9, a

2. Sur les innombrables fautes d'impression du recueil de 1646, voy. T. I»*", p. 12.

l8 ADVIS.

plaire, & non seulement je mets la dernière main aux Epistres qui ont eu quelque réputation, mais j'en retran-

170 che quelques-unes que je n'ay pas jugé dignes d'y avoir place, & j'y en adjouste assez de nouvelles pour faire un Volume aussi juste que celuy-cy. Ceux qui n'ont point veu la belle Préface de feu Monsieur Mascaron la trouveront dans cette seconde Impression, plus correcte que la

175 première ; ils y trouveront aussi les Vers que Messieurs de Corneille, Menard, Ménage, & Sarrazin, me donnèrent quand je mis ce premier Volume en lumière. J'ay trouvé à propos de ne les pas mettre à la teste du second, tant parce qu'ils n'y eussent pas esté nouveaux comme tout le

180 reste, qu'à cause qu'ils y eussent blessé ma modestie &la coustume qui ne les y souffre plus. Toutefois, comme il n'est pas juste que les Illustres qui m'ont voulu faire cet honneur perdent le fruit de leur travail, qui ne paroistra peut-estre pas ailleurs, ny que de mon costé je me prive

i8) pour jamais d'une si éclatante marque que j'ay receue de leur estime & de leur amitié, je les laisse dans leur première place, d'où j'ay creu que ce seroit une espèce de crime de les tirer ^ Au reste 2, je suis obligé d'avertir le Lecteur que j'ay plus gardé l'ordre du temps, dans ce

190 Volume, que le rang des personnes illustres à qui j'écris ; &, pour les Vers qui sont à la fin des Epistres, je les ay envoyez à l'Imprimeur à mesure qu'ils se sont trouvez corrigez, sans choix & sans ordre 3.

1. Il ne semble pas que cette seconde édition des Epistres de 1646 à laquelle il travaillait ait jamais paru.

2. A partir d'ici, c'est de nouveau du présent volume qu'il parle.

3. Pendant que l'imprimeur travaillait à la composition de ce recueil, Bois-Robert a communiqué ses épîtres l'une après l'autre au comte de Montrésor (voy. Epistres de 1659 '• ^«^''« oeuvres, p. 277).

Claude DE BouRDEiLLE (i6o8 ?-i663), comte de Montrésor, abbé

de Brantôme, conseiller du roi, qui fut vingt-deux ans au service de Gaston de France, frère de Louis XIII, et le servit activement dans ses diverses conspirations contre le cardinal de Richelieu, vit depuis 1647 éloigné de la cour, quoique à Paris. Il est âgé de 51 ans. C'est un ami du cardinal de Retz. Il a écrit de très intéressants mémoires, qui seront imprimés en 1665 dans le Recueil de plusieurs pièces servans à l'histoire moderne. Le comte de Montrésor est fils d'un neveu du célèbre abbè de Brantôme (Pierre de Bourdeille, seigneur de Richemont) (Cab. des titres : Dossiers bleus 123 : 3030, f°* 10 v° et 29-31).

IN LIBROS SERMONUM

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