‹ Épistres en vers. Éd. critique avec un commentaire tiré de documents pour plupart inéditsChapitre 11 sur 236 · FRANCISCI METELLI DE BOSCO-ROBERTO · texte numérisé non relu

FRANCISCI METELLI DE BOSCO-ROBERTO

Abbatis Castilionensis.

Legi versiculos tuos METELLE, UrbanoSj faciles, & élégantes, Hinc sordet mihi durior Catullus Ver su difficili, & làborioso.

BOURDELOT, Abbas de Maceo

I. La mention» Abbas de Maceo » (abbé de Massay), vraie au moment où Bois-Robert fera imprimer ces quatre vers, ne l'est pas encore au moment où Bourdelot les écrit, c'est-à-dire en 1646 (voy. p. 72» n. 4).

Pierre Bourdelot, né Michon (a) (1610-1685), petit-fils d'un cousin germain de Théodore de Bèze, est médecin du roi et du prince de Condé, Il loge chez celui-ci ; c'est là que, depuis quelques années, il tient une espèce d'académie savante. Il a 36 ans lorsqu'il écrit les quatre vers ci-dessus. Dans cinq ans, à l'automne de 165 1, il sera appelé en Suéde par la reine Christine pour être son premier médecin. Celle-ci, lorsqu'il rentrera en France, lui fera obtenir l'abbaye de Massav (1654) (Moreri. — Gallia christ. : U, 144).

Voici la traduction de la pièce latine ci-dessus :

Sur le livre d'épîtres DE Francoi'^ le Métel

DE BoiS-ROBERT, ABBÉ DE ChATILLON.

J'ai lu tes petits vers, Métel, Plaisants, faciles, et élégants ; Et Catulle, plus dur, me parait sordide, Avec son vers difficile et laborieux.

(a) Bourdelot est le nom de ses oncles, qui désirèrent le lui voir prendre ; des lettres patentes du roi renc-irent légal ce changement de nom. Il ne faut donc pas dire, comme on le fait généralement : Pierre Michon, dit Bourdelot.

A MONSIEUR L'ABBÉ

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