‹ Épistres en vers. Éd. critique avec un commentaire tiré de documents pour plupart inéditsChapitre 108 sur 236 · Voy. la note précédente, et p. 163, n. i · texte numérisé non relu

Voy. la note précédente, et p. 163, n. i

î. Il n'en sera pas toujours ainsi, et la comtesse d'Olonne restera célèbre par sa vie débauchée (de Rabutin, Carte (géographique de la Cour : p. 18 ; — de Rabutin, Hist. amour des Gaules).

l62 EPISTRE

40 Que vous faites dans l'Univers,

Le plus grand, selon ma pensée.

Est qu'estant par tout encensée

Les autres jalouses beautez

Disent que vous le méritez 45 Et, de peur de noircir leur vie.

N'osent en témoigner envie.

Il s'en fait d'autres tous les jours

Dans le Louvre, au bal, dans le Cours ^ :

De vos froideurs, naissent des fiâmes 50 Fatalles aux plus belles âmes ;

Je voy mille cœurs expirans

A l'aspect de ces doux Tyrans

Qu'ils bénissent dans leur supplice

Sans les accuser d'injustice ; 55 Enfin qui meurt pour vos appas

Suit encore & baise vos pas ;

Vos Martyrs ayment leur martyre ;

On vous adore, on vous admire ;

En un mot, vous nous charmez tous. 60 J'ay veu cent miracles de vous,

Mais jusqu'icy. Belle D'OLONNE,

Vous n'avez rajeuny personne,

Et ce miracle, à mon advis,

N'est pas un de vos plus petits.

65 Dés qu'on en sçaura la nouvelle,

Que vostre Cour deviendra belle !

Qu'on viendra de loin vous chercher ! [12e] Que vostre Syrop sera cher !

Mais ce sera bien peu de chose jo Si vostre main ne le compose :

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