‹ Épistres en vers. Éd. critique avec un commentaire tiré de documents pour plupart inéditsChapitre 12 sur 236 · SUR SES EPISTRES · texte numérisé non relu

SUR SES EPISTRES

Voicy la Muse à qui tout cède En VArt de lien faire la Cour, Et BOIS-ROBERT qui la possède Va mettre ses charmes au jour.

La Cour brille icy toute nue :

Ce beau Livre en est le Miroir, Et ceux qui ne Vont jamais veue La verront mesme sans la voir.

Voicy l'agréable rencontre Qui surprend &. qui réjouit ; Dès lors que BOIS-ROBERT se montre, La tristesse s'évanouit.

Avec cette grâce naïve Qui le fait par tout estimer.

Soit qu'il parle, soit quil écrive, Il charme ceux qu'il veut charmer.

I. Pour le commentaire de cette pièce, qui figure déjà, mais signée' en tête des Epistres de 1646, voy. T. 1", p. 22-24.

Cest sa hontéy qui tout surpasse^ Qui fut chère au grand Richelieu Et qui trouve la mesme grâce Devant un autre Demy-Dieu.

Sa faveur, bien loin d'estre vaine.

Fut le recours des affligei.

Et la Cour est encore pleine De ceux qui luy sont ohligei.

Sa foy, qui n a point de seconde^ Tenoit ce qu'elle avoit promis.

Et, selon le Destin du Monde, Fit bien plus d'ingrats que d'amis.

fe me tais du Siècle où nous sommes.

Mais je sçay bien qu'aux Siècles vieux Le plus officieux des hommes Auroit eu place au rang des Dieux.

EN VERS

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