‹ Épistres en vers. Éd. critique avec un commentaire tiré de documents pour plupart inéditsChapitre 171 sur 236 · Voy. T. I*"" : p. 160, n · texte numérisé non relu

Voy. T. I*"" : p. 160, n

3. Marie-Madeleine de Castille (1636 ?-i7i6), seconde femme de Foucquet, qui l'épousa le 4 février 165 1. Elle est âgée de 22 ans.

Elle est cousine de Nicolas de Castille, trésorier de l'Epargne, à qui Bois-Robert a écrit une épître (voy. p. 206).

4. François Foucquet, enfant très précoce, mourut à l'âge de 4 ans, à la fin de 1656 (Lair, Nicolas Foucquet : I, 392).

5. Les autres enfants vivants de Nicolas Foucquet sont : i» de sa première femme: Marie (1640- 1716), âgée de 18 ans, mariée depuis dix-sept mois (février 1657) ^ Armand de Béthune, marquis de Charost ; 2° de sa seconde femme : Louis-Nicolas (1654-1705), âgé de 4 ans, futur comte de Vaux ; Marie-Madeleine, âgée de 2 ans ; et Charles-Armand, âgé de 15 mois, qui sera plus tard prêtre de l'Oratoire (Cab. des titres : Dossiers Meus 279 : 7282, f°' 78 v° et 8 v°).

A MONSIKUR DE PELISSON. 249

Que deviendra, s'il les doit suivre,

La vertu que seul il fait vivre ?

Ciel ! ce seroit un attentat

Et contr'elle & contre l'Estat,

Qui seroit certes misérable,

Privé de cet Homme adorable.

Mais, repris-je au mesme moment,

Je m'inquiette follement :

Le Ciel, dont j'ay craint la menace.

N'en veut point à toute la race ;

Il voit bien qu'il ne peut sauver

Cet estât, qu'il veut conserver.

Sans sauver la tige divine [208]

Dont elle prend son origine.

Si nous sommes un peu surpris

Des deux Anges qu'il a repris,

Consolons-nous, & sans foiblesse.

Par les deux autres qu'il nous laisse ',

Dans lesquels sa Postérité

Vivra jusqu'à l'Eternité.

Imitons la Vertu du Père

Et la Sagesse de la Mère,

Qui, d'un cœur & constant &fort,

Ont supporté ce coup du Sort.

Ce couple illustre & magnanime,

Dans un ennuy si légitime •

N'a ny murmuré ny crié.

Mais en pleurant ils ont prié.

Et, du bras qui peut tout dissoudre.

Leurs pleurs ont arraché la foudre.

I. Pour Bois-Robert, il n'y a donc que les garçons qui comptent.

250 BPISTRE

Je la voyois preste à tomber :

Elle alloit encor dérober A cette adorable famille

90 L'espoir qu'elle a dans une fille '

Q.ui de sa mère a la douceur, Ainsi que sa petite sœur ^, Et qui sans doute aura sa grâce Si quelque accident ne l'efface.

9$ Déjà pour morte on la pleuroit,

Quand le Ciel, qui la desiroit.

Rendit une fille si chère [209]

Aux vœux d'une si bonne mère.

Tant de sinistres accidens

»oo Et tant de périls évidens

Nous ont donné beaucoup d'allarmes Et nous ont bien cousté des larmes ; Mais, sans mentir, j'ay plus que tous Senty le céleste courroux :

lO) Outre mes douleurs & mes craintes,

J'ay souffert les rudes atteintes De l'Héroïne qui pleuroit Et du Héros qui soùpiroit.

Et j'estois doublement sensible

110 De voir l'un & l'autre invisible.

Puis qu'enfin leurs maux sont passez.

Puis que leurs ennuis sont cessez, Cher PELISSON, fay que je sçache Pourquoy nostre Héros se cache.

"S Si, malgré mes soins & mes vœux.

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