‹ Épistres en vers. Éd. critique avec un commentaire tiré de documents pour plupart inéditsChapitre 178 sur 236 · I. Abel Servieht (voy. p. 259, n. i, ei p. 168, n. x · texte numérisé non relu

I. Abel Servieht (voy. p. 259, n. i, ei p. 168, n. x

Qu'on s'est à tort imaginé Qu'autrefois il me prit envie D'attaquer cette Illustre Vie^ !

J'aurois esté bien enragé.

Grâce à Dieu, je m'en suis purgé :

Le grand JULE a bonne mémoire ; Il en a sceu toute l'Histoire ; Il peut redire en temps & lieu

^^ Ce qu'il sceut du grand Richelieu

Sur cette importante matière Qu'il examina toute entière.

Il fera ce qu'il m'a promis ; Il confondra mes ennemis

^5 Devant cet Homme que j'adore ^.

Je ne sçay s'ils vivent encore, Mais, Enemonde, je sçay bien, Au moins, que vous n'en croyez rien, Et que, si de mon innocence

^° Vous n'aviez pas pris connoissance.

Vous ne m'auriez jamais connu ; J'aurois esté tres-mal venu Dans cette Maison si charmante Où j'ay pris port dans ma tourmente,

9^ Où mes chagrins & mes soucis

Se sont si souvent adoucis.

Vous m'avez esté secourable Parce que cet Homme adorable.

De qui je vous disois du bien, [221]

■°° Faisoit nostre unique entretien.

I. Servient n'a cessé d'en vouloir à Bois-Robert depuis son exil de 1636-1643, dont il attribue la cause à celui-ci (Tallemant : IV, 405). Voy. ci-dessus Livre IIl, Ep. x.

2. Bois-Robert et Servient ne sont donc pas encore réconciliés.

A MADAME LA MARaUISE DE S. ANGE. 263

Et que je vous l'ay fait connestre

Tel qu'il fut auprès de mon Maistre.

Bien loin de l'avoir offensé,

A quoy je n'ay jamais pensé, 05 J'ay rendu de ses avantages

Les plus fidelles témoignages.

J'ay connu prés du grand Armand

Ce cœur & cet esprit charmant,

D'où j'avois tiré conjecture 10 De cette Puissance future.

J'en ay parlé comme sçavant.

Et j'atteste le Dieu vivant

Que, dans sa haine, on m'a veu faire

(Pour l'avoir jugé nécessaire 15 Au bien d'un Estât agité)

Des vœux pour sa prospérité.

Je prens part, sans autre espérance.

Au bien qu'il procure à la France.

Combien de fois vous ay-je dit 20 Que, sans viser à son crédit.

Quand il eust eu le cœur d'un Scythe

J'aurois adoré son mérite ?

Je sçay qu'un temps il m'a haï ;

Mais un méchant m'avoit trahy 25 Sur le rapport d'un adversaire ;

Quoy qu'il le connust pour faussaire,

11 avoit eu lieu de penser [222]

Que j'avois osé l'offenser ^

Mais il a l'ame juste & bonne, }o Et, comme on m'a dit que Lyonne ^

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