‹ Épistres en vers. Éd. critique avec un commentaire tiré de documents pour plupart inéditsChapitre 182 sur 236 · Sur cette disgrâce de Bois-Bobert, voy, p. 257, n · texte numérisé non relu

Sur cette disgrâce de Bois-Bobert, voy, p. 257, n

De prompts effets de leur pouvoir ;

125 JULE se mit mesme à leur teste

Et dissipa cette tempeste ; Toute sa famille en parla, M'en écrivit, m'en consola ; Sur tout l'Illustre Geronime %

Ï30 Cette Sœur forte & magnanime

Dont la Parque a trenché les jours, Parut ardante à mon secours ; Et, comme cette sainte Dame Avoit pénétré dans mon ame

135 Et qu'elle en vit tous les ressorts,

Elle employa tous ses efforts Pour faire voir une innocence Dont elle avoit pris la défence ^.

Faloit-il qu'après cet effort

^40 Je fusse témoin de sa mort ?

Qu'une ame si grande & si belle, Qui laisse une gloire immortelle, Comme une autre fust icy bas Sujette à la Loy du trépas ?

^45 Si j'en pers jamais la mémoire,

Si jamais, charmé de sa gloire, Je cesse de la publier, Que le Ciel me puisse oublier.

Il faut qu'icy je te confesse

^50 Et ma douleur & ma foiblesse.

J'ay vogué quarante ans & plus 3 Parmy le flus & le reflus

1. Geronima Mazarini, c'est-à-dire M"'' Mancini : voy. p. 236, n. 1.

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