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3. Sur le chancelier Séguier, voy. p. 64, n. 1 (note qui se rapporte ii l'année 1646), et Kerviler, Le chancelier Pierre Séguier.

JO

ÏS

Doit avoir l'oreille charmée

Du bruit que fait ta Renommée.

Qu'il doit estre content, d'avoir

Un si rare homme en son pouvoir, [141

Avec d'autres puissans Génies

Dont les vertus sont infinies J !

Il peut dans son appartement

Borner son divertissement ;

Il se le peut donner extrême

S'il le veut borner en soy mesme ;

Mais, comme il chérit en autruy

La vertu qu'il mesprise en luy,

C'est avec raison que je doute,

Moy qui connoy ceux qu'il écoute,

Si ces illustres anciens,

Ces grands & fameux Citoyens

De tant de nobles Republiques,

Qui sont encor ses domestiques,

Sont plus polis & plus sçavans

Que ceux qu'il possède vivans.

Te souvient-il, docte la Chambre,

Du temps qu'avec eux dans sa chambre

J'estois tous les soirs caressé ?

Helas ! ce doux temps est passé,

Et je ne pense à cette gloire

Que pour affliger ma mémoire

1. Outre Marin Cureau, le chancelier Séguicr entretient le poète académicien Germain Habert, abbé de Cerisy, l'avocat Daniel Glinv, seigneur de Priézac, l'avocat Jean Balesdens (a), etc.. Jusqu'à l'année précédente, il a eu également chez soi l'académicien Jacques Esprit (Kerviler, Le chancelier... : p. 415-602).

(a) Et non pas Ballesdens (vov. Cab. des titres : Pièces crig. 176 : 3718, f 3).

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