‹ Épistres en versChapitre 169 sur 177 · Je n'ai pu identifier ce personnage · texte numérisé non relu

Je n'ai pu identifier ce personnage

5. Alexis de Tenay (a) (?-i666), chanoine de l'église Saint- Jean de Lyon et de l'église Saint-Pierre de Mâcon et prieur de Xeuville-les-

(a) Orthographe hypothétique.

Gardez-vous de poivre S: girofle, Car, si vous mangiez êpicé, J'ous seriez bien-tost in pacé. [19]

Et vous, qui compose^ en rime l, 480 Dont autrefois on fit estime,

Et que quelque fou peu prisa Qui sans raison s'en avisa, Blasmant vôtre innocente veine, Dont vous f ustes en telle peine

48 s Que, sans un Prince & son appuy,

Par le faux jugement d'autruy Vous tombiez en si grand desordre Qu'un aveugle y pouvoit bien mordre, Adieu, tempère^ vos chaleurs 49° Par ces agréables frescheurs

Que produit l'eau de la Fontaine ; Adieu, DU PIN, qui fais ma peine :

Je vois bien que c'est en ce jour Qu'il me faut songer au retour.

49 > Et vous, qu'on trouve nompareille

Dames et de Saint-Thibault, est fils de Laurent de Tenay, comte de Saint-Christophe-en-Brionnais (Gab. des titres : Dossiers bleus 628 : 16706, f" 7, 8, 9).

x. Ce vers et les quinze suivants sont adressés par Dupin à luimême, afin, sans doute, qu'on ne le soupçonne pas d'être l'auteur de L'Adieu de Forges.

Je n'ai pu découvrir quels sont les démêlés anciens auxquels il t'ait allusion. Quelques années plus tard, en février 1648, il en reparlera d'une manière un peu plus précise dans des stances liminaires qu'il écrira pour Le Virgile Travesty de Scarron :

J'avois faict serment que Quinet, En toute son Imprimerie, Soit en Epigramme ou Sonnet, 12 Ne m'imprimeroit de sa vie.

Tousjours me souvient des Ballets Dont s'offensa mainte escarlatte ; Apres cela, dans le Palais 16 Le veux-tu que mou nom esclatte ?

284 l'adieu de forges

Pour charmer Y cime par V oreille,

Qui gagner le cœur le plus dur

Par vos yeux si bien peins d'azur,

Madame AUBERT », dont l'air surpasse 500 Ce qu'on trouve de bonne grâce

Dans les sujets les plus parfaits,

Heureux qui n'en sent les effets

Et, sans contrainte, qui peut dire

Qu'il ne souffre pas le martire 505 Dont Amans mettes aux abois [20]

Par vos yeux & par vôtre voix !

Adieu, sa fidèle compagne,

Que toute douceur accompagne ;

CORNUEL 2, c'est en ce moment 510 Que je sens que je suis amant ;

C'est icy que je vous regrette.

Adieu, belle Madame HACHETTE 3 ;

Conserve^ bien cette douceur

Par où tout esprit & tout cœur, Sis De son gré, se fait vôtre esclave.

Vous aussi, dont la grâce grave

1. Marie-Anne Chastelain (?-?), femme de Pierre Aubert(is84 ?- 1668), seigneur de Fontenay en Brie, « un des intéressez aux gabelles, qut est un homme d'âge mais fort riche. » Elle est jolie et coquette (Tallemant : VI, 469).

Elle est nièce de Marie Chastelain, la mère de Marion de l'Orme.

2. Anne Bigot (160S-1694), seconde femme de Guillaume Cornuel (?-i6s8), trésorier général de l'extraordinaire des guerres ; elle est âgée de 38 ou 39 ans (Cab. des titres: Dossiers bleus 211 : S4°8> f* 3 ; Pièces orig. 861 : f° 180). « Elle a esté galante... Elle a de l'esprit autant qu'on en peut avoir ; elle dit les choses plaisamment et finement. » (Tallemant : V, 132-133).

3. Peut-être s'agit-il de Catherine Proust (?-i692), femme de Pierre Hachette (?-i67o), conseiller au Châtelet de Paris, et qui sera échevin de Paris en 1649 (Cab. des titres : Cab. d'Ho^ier 182 : 4620, f° 2).

Par sa douceur tient les espris, Belle GON l, ne faites mépris De ceux qui vantent vôtre estime.

Et vous, qui sçave\ bien la Prime 2 Et mieux d'autres choses aussi, Vous avez quitté ce lieu cy Dans un tems que la Compagnie Pleure, vous en voyant bannie ; Dites, que vous a-elle fait ?

Falloit-il un si rude effet Pour une si légère cause ?

Que si vôtre esprit se dispose, Par la providence des deux, D'un promt retour dedans ces lieux. . .

Mais ce souhait est inutile ; Adieu, Lieutenante Civile 3. [21]

Adieu, FANCHON que vous aimez, FANCHON 3 qui fait amans pasmez, Oui, chaque jour de la semaine, Des-jeunoit seule à la Fontaine, Et sur le rivage des eaux Se moquoit ainsi de nos maux.

Adieu aussi, certaine Dame Dont j'aime les talens de Vante, Rare en bonté, rare en esprit,

1. Marie ou Marguerite de Villers (?-?), femme de Jean Gon (i6oo?-i68i), seigneur de Wassigny, ancien marchand à Tours où il fit banqueroute, et maintenant intéressé dans les fermes. Le 31 décembre 1665, ce Jean Gon sera arrêté pour le pav-ment de la somme de cent mille écus à laquelle il aura été taxe par la chambre de justice (Cab. des titres : Dossiers bleus 319 : 81 51, f° 6 ; Pièces orig. 1352: 30620, f# 31).

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