‹ Épistres en versChapitre 3 sur 177 · VI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VI INTRODUCTION

Robert intitulées chacune «Elégie». Or, dans V Art poétique françois de Pierre de Laudun, je lis ceci (p. 66) : « Il y en a qui font différence entre Epistres & Elégies ; à la vérité, si l'Epistre est en Prose 6c l'Elégie en vers, il y a différence ; mais si toutes deux sont en vers, il n'y en a point & ce ne sont que deux noms à une mesme chose. » En présence de cette déclaration d'un contemporain de Bois-Robert, n'étais-je pas en droit de reproduire, dans mon édition des épîtres de cet auteur, ses « élégies » du Recueil de 1627 ? La lecture des deux premières d'entre elles m'y avait complètement décidé : ces deux pièces sont bien de véritables lettres rimées ; elles ne se distinguent en rien des « Epistres » de Bois-Robert. Mais, en continuant ma lecture, je m'aperçus que d'autres « élégies » de Bois-Robert n'étaient dédiées à personne, et que l'auteur n'y parlait à personne : je ne pouvais donc les admettre parmi les épîtres. Aussi, pour ne pas prendre sur moi de faire un choix parmi ces « élégies », les ai-je rejetées toutes, bien qu'elles soient en général très belles et que plusieurs d'entre elles soient réellement des épitres *.

Parmi les pièces liminaires écrites par Bois-Robert en tête de divers ouvrages de contemporains, je n'ai trouvé qu'une seule épître qui n'ait pas été recueillie par son auteur : c'est l'épître à Mascaron, qu'on trouvera réimprimée à la fin du tome premier.

Enfin les manuscrits, qui m'ont fourni quelques variantes,

ne m'ont donné qu'une seule épître inédite2 : le Placet à Colbert

qui termine le tome second ; j'y joins la réponse d'un anonyme.

La présente édition contient ainsi 93 épîtres rimées, dont

■89 de Bois-Robert 5.

1. Cette synonymie entre les deux mots èpitre et élégie existait encore quelques années plus tard : on verra au tome second qu'une copie manuscrite de l'une des Epistres de 1659 a Pour lllrc Elégie (Livre I«, Ep. m).

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