vertu, mais inutilement
Bautru est donc fort bien en cour. Plus tard (1662), Chapelain dira de lui à Colbert : « il a l'ame noble & bienfaisante, sur tout aux Sçavans qu'il apprend être incommodez, dont il y a plus d'un exemple. » ([Camusat], Mélanges de litt.... : p. 260). Voy., sur Bautru : Kerviler, Le Maine à l'académie franc. ; Tallemant, II, 314.
Son frère, Nicolas Bautru (?-i66i), comte de Nogent-le-Roi, est capitaine des gardes de la porte. C'est à lui, indirectement, que l'opéra français sous Louis XIV sera redevable de sa gloire, car c'est lui qui, chez Mademoiselle, remarquera bientôt le jeune Lully raclant « un méchant Violon » et décidera Mademoiselle à lui faire donner des leçons (J. le Cerf, Comparaison... : Seconde partie, p. 184).