‹ Épistres en versChapitre 52 sur 177 · Cf. Ep. m et xvi · texte numérisé non relu

Cf. Ep. m et xvi

4. Rossignol a épousé Catherine Quentin (1662-1708), fille de Bonaventure Quentin, seigneur de Richebourg, secrétaire du roi, fermier général des gabelles de France et intendant de la reine Marguerite, et de Catherine Pavillon, sœur de Nicolas Pavillon (1 597-1677), évêque d'Alet depuis 1637 (Cab. des titres -.Pièces orig. 2350 : $7019, f° in. — Bibl. nat. -.fonds Duchesne 23 : p. 25).

La femme de Rossignol est donc nièce de Févêque d'Alet, ainsi que de la sœur de celui-ci, Marthe Pavillon, seconde femme du fameux académicien Nicolas Faret. Elle est en outre cousine germaine d'Etienne Pavillon, encore tout jeune homme, qui deviendra avoc.it général au parlement de Metz et poète très en vogue, délicat et spirituel, remplacera Bensseradde à l'académie (1691) et sera membre de l'académie des inscriptions et belles lettres (Cab. des titres : Dossiers bleus 515 : 13338, fos 2 et 4. — Moreri).

Rossignol a 45 ans et sa femme n'en a que 23.

5. Bois-Robert habita naguère l'hôtel de Mélusine, où il donnait l'hospitalité à l'académie française pour ses réunions hebdomadaires

Quand l'amitié du grand Armand

Fut comme à toy son élément l.

Il est mort, cet homme adorable 20 Qui nous estoit si favorable ;

Et par ce funeste accident

J'ay perdu tout en le perdant.

Pour toy, qui possèdes les grâces

Du Dieu qui marche sur ses traces, 25 Du Dieu qui l'esgale aujourd'huy,

Qui peut & vaut autant que luy,

Tu te consoles de ta perte :

Sa porte t'est toujours ouverte, [46]

Il est favorable à tes vœux, 30 Enfin tu le vois quand tu veux.

Ah ! si j'avois la mesme grâce,

Si je pouvois prendre ta place

A tout le moins une ou deux fois

Chaque semaine ou chaque mois, ; ; Perdant l'ennuy qui me dévore

La Cour me raviroit encore,

Et je n'aurois jamais quitté

Ta belle & charmante Cité.

Tu sçais combien, dans ma Province, 40 J'ay fait de vœux pour ce grand Prince ;

Tu sçais avec combien d'ardeur

J'aime sa gloire & sa grandeur,

(Lettres de Mr Chapelain : 1. du 14 janvier 1639). Cet hôtel est situé rue des bous enfants, entre les offices du palais royal et l'hôtel de la Roche-Guyon ; par derrière, il a vue sur les jardins du palais royal, car la rue de Valois n'est pas encore percée (Plan de Gomboust).

Sur le domicile de Bois-Robert au moment où il écrit la présente épitre, voy. ci-dessus p. 43, 11. 2.

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