‹ Épistres en versChapitre 99 sur 177 · Enchanteur dans Les quatre fils Aymon · texte numérisé non relu

Enchanteur dans Les quatre fils Aymon

A MONSIEUR DE CAMPAGXO. 167

Songe à ces autres délicats ii22]

Dont avec luy nous faisons cas, A ces deux qu'au siècle où nous sommes 60 On tient les plus polis des hommes :

Recevras-tu comme Allcmans Les Esselins ' & les Talmans 2 ?

1. Louis Hessi.i.in (?-i662), après avoir été avocat au parlement de Paris (Cab. des titres : Pièces orig. 1520 : 34553, ^15), puis maître de ta chambre du roi (M-, f° 19), est devenu maître de la chambre aux deniers (Sy* vol. des insin. du chlet de Paris : f° 421 vc). I] conservera cette charge jusqu'à sa mort (Estât de la France 1661 : p. 72), conjointement avec celle de surintendant des plaisirs du roi (Loret : II, 57, 166; HI, 326, 536).

Une lettre imprimée qui lui est adressée (de Rangouze. Lettres panégyriques aux Ministres d'Estat, Sur-Intendans,... : p. 63) nous apprend qu'après de fortes études Louis Hesselin voyagea « dans les plus fameux Estats de la Chrestienté » ; et l'auteur ajoute : « Vous .nez fait advouer au grand Duc de Toscane que l'Italie n'a jamais veu d'homme mieux versé que vous dans l'intelligence des Langues, de la Peinture, de la Carte générale, des Mathématiques, & de toutes sortes d'honestes exercices. »

De même que J.-B. Lambert (voy. p. 164, n. 3), il s'est fait bâtir, dans l'île Notre-Dame (a), par l'architecte Louis le Vau, une maison qu'il fit somptueusement décorer (b) ; elle est située au coin du quai Dauphin et de la rue Pouletterie (c) (voy. Plan de Gomboust). Il possède en outre, à Essonne, une maison et des jardins qui pourront soutenir la comparaison avec le domaine que Nicolas Foucquetse fera construire à Vaux. Ces deux maisons de Louis Hesselin sont assez magnifiques pour qu'il y reçoive fréquemment le roi et la reine, « les Princes & les Princesses du Sang, les Ministres d'Estat, & les premiers Officiers de la Couronne, mesmes, il n'y a pas long-temps, la Reyne & les Ambassadeurs de Pologne » (de Rangouze, Lettres paneg. aux Min... : p. 64. — Galettes : 1646, p. 874 et 956 ; 1658, p. 952).

Plus tard, comme sa charge de surintendant des plaisirs du roi lui aura acquis une grande habileté dans l'organisation des fêtes royales (Loret : I, 573 ; II, 57, 166, 326), ce sera à lui que Foucquet confiera le soin d'organiser, en août 1661, sa fameuse fête de Vaux (Loret : III, 393). Un an après l'août 1662), Hesselin mourra d'indigestion pour avoir mangé 294 cerneaux (Loret : III, 536).

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